Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Pillage de la distillerie Janot : les trafiquants se servaient directement dans les cuves

mardi 10 novembre 2015 à 17:06 Par Marion Bernard, France Bleu Provence et France Bleu

Les gendarmes d'Aubagne ont mis fin, ces derniers jours, à un trafic de boissons alcoolisées qui prenait sa source au sein même de l'usine Janot, célèbre pour ses anisettes et digestifs. Cinq personnes ont été mises en examen et deux autres ont déjà été écrouées.

Pour Janot, le préjudice s'élevait chaque mois à plus d'un millier d'euros
Pour Janot, le préjudice s'élevait chaque mois à plus d'un millier d'euros © Maxppp

Aubagne, France

La direction de la distillerie Janot, pillée plusieurs mois durant, ne s'était aperçu de rien. Et pourtant : chaque mois, au moins 1000 litres d'alcool étaient prélevés dans ses cuves, pour être ensuite écoulés sous le manteau dans des bars des alentours. 

La marque d'Aubagne, dont la réputation dépasse les frontières marseillaises, est bien connue des amateurs pour son anisette, son digestif Garlaban ou son célèbre Gambetta au goût de figue. 

Le préjudice est important : plus d'un millier d'euros mensuels, récupéré par ce trafic juteux soigneusement mis en place, et alimenté par des salariés au sein même de l'usine.

Un trafic révélé par des écoutes téléphoniques

Les gendarmes ont découvert l'affaire presque par hasard, à la suite d'écoutes téléphoniques mises en place dans une enquête pour trafic de stupéfiants. 

Un nom revient alors plus souvent : celui du principal suspect de l'affaire. Les gendarmes vont ensuite procéder à un large coup de filet : une dizaine de personnes placées en garde à vue, une vingtaine entendues par les gendarmes (des employés mais aussi de possibles receleurs), puis cinq mises en examen. 

Deux suspects sont déjà derrière les barreaux, dont le propre responsable de production de la distillerie. 

Un système bien rôdé

L'alcool, prélevé directement dans les cuves, n'était pas mis en bouteille, mais les voleurs le transvasaient dans de vulgaires bidons, bien plus simple à transporter pour organiser la revente sous le manteau ou pour le livrer aux débits de boisson qui faisaient partie du trafic. 

Preuve que l'affaire était bien rodée, les patrons de l'usine n'avaient rien décelé, avant que les gendarmes ne leur révèlent l'existence de ce "prélèvement à la source".