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"Pique-nique au Struthof" : que risquent les organisateurs et les auteurs des commentaires antisémites ?

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu
Struthof, Natzwiller, France

"Internet n'est pas un espace de liberté absolue" a rappelé mardi matin Sylvie Kuhn, commandant de gendarmerie à Strasbourg après la polémique suscitée par l'événement Facebook "Pique-nique au Struthof" et les commentaires antisémites diffusés sur le réseau social.

Capture d'écran de l'événement facebook supprimé depuis samedi soir
Capture d'écran de l'événement facebook supprimé depuis samedi soir © Radio France - .

Que dit la loi sur les réseaux sociaux ? Après l'invitation lancée sur Facebook intitulée "Visite + pique-nique au Struthof", le parquet de Saverne a ouvert une enquête dimanche. Les enquêteurs tentent de retrouver les auteurs de commentaires antisémites diffusés sur la page Facebook de l'un des deux organisateurs.

Ils risquent jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour apologie de crimes contre l'humanité

"Les internautes encourent également jusqu'à un an de prison et 45.000 euros d'amende pour incitation à la haine raciale" a expliqué mardi matin l'adjudant-chef Sylvie Kuhn, commandant de la brigade de prévention de la délinquance juvénile à la gendarmerie de Strasbourg.

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Réécoutez l'interview du commandant Sylvie Kuhn (Bas-Rhin)

Internet n'est pas une zone de non-droit

"Les auteurs de commentaires antisémites s'imaginent qu'Internet et les réseaux sociaux sont un espace de liberté absolue dans lequel tout le monde peut dire ce qu'il pense" remarque l'adjudant-chef Kuhn qui intervient régulièrement dans les établissements scolaires d'Alsace. La gendarme tente de sensibiliser les jeunes sur les limites imposées à la liberté d'expression dans la vie comme sur Internet.

Les parents doivent accompagner leurs enfants et paramétrer les comptes. Il faut que les jeunes prennent conscience de la portée de leurs actes.

"Ces jeunes n'ont pas forcément conscience de ce qu'ils disent. Ils sont dans l'immédiateté des réseaux avec lesquels ils grandissent et ils n'ont pas cette distance et cette maturité nécessaire pour prendre conscience de la réalité de leurs actes. Et ils ne se rendent pas compte que ce qu'ils écrivent va rester."

L'invitation Facebook sur le "pique-nique au Struthof" et les commentaires antisémites ont été signalés à la justice par le consistoire israélien du Bas-Rhin. L'un des deux organisateurs de l'événement a publié des excuses sur sa page Facebook. "Des excuses irrecevables" selon l'avocat du consistoire qui a déposé plainte.

LIRE AUSSI : "Pique-nique au Struthof" : enquête ouverte après un événement Facebook concernant l'ancien camp de concentration

Capture d'écran du message d'excuse de l'un des deux organisateurs
Capture d'écran du message d'excuse de l'un des deux organisateurs © Radio France - .
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