Faits divers – Justice

Plan Vigipirate renforcé : le coup de fatigue des CRS de Toulouse

Par Jean-Marc Perez, France Bleu Toulouse vendredi 3 avril 2015 à 16:24

Des CRS à Toulouse lors d'une manifestation anti-Sivens (archives RF).
Des CRS à Toulouse lors d'une manifestation anti-Sivens (archives RF). © Radio France - Jean-Marc Perez

Multisollicités depuis le début de l'année dans le cadre du plan Vigipirate et après les manifestation anti-Sivens de la fin d'année 2014 les CRS toulousains voudraient pouvoir souffler. À la CRS 26 un tiers de l'effectif qui devait assurer une mission à Paris ce week-end est en arrêt maladie.

Déjà très sollicitées fin 2014 avec les multiples manifestations contre le barrage de Sivens sur le site et à Toulouse, les compagnies républicaines de sécurité sont, depuis les attentats de Paris, sur le pont comme les autres forces de l'ordre dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.

Ainsi depuis le debut 2015 et les attentats de Paris, la CRS 26 casernée quartier Lardenne (une des deux compagnies basées à Toulouse, la seconde, la CRS 27 est basée à Rangueil) a effectué 49 jours de déplacement et 19 jours de securisation et maintien de l'ordre sur place.

Près de la moitié de la compagnie envoyée à Paris

Selon Christian Barcouda délégué UNSA Police de Midi Pyrénées ce week-end Pascal devait être un week-end de repos mais il y a quelques jours il a été décié d'envoyer une soixantaine des 130 hommes qui composent la CRS 26 à Paris pour une mission de surveillance et de protection de lieux israélites.

"Une vingtaine de CRS ont déposé un arrêt maladie et seuls une quarantaine fonctionnaires sont partis en mission" , à cela s'ajoute une revendication sociale sur l'indemnité journalière de déplacement "qui n'a pas été réévaluée depuis 2002", confie le syndicaliste Christian Barcouda à Stéphane Iglesis.

FBToulouse Christain Barcouda délegué UNSA CRS de Midi Pyrénées