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Faits divers – Justice

Plongeuse disparue dans la Seine : l'unsa-Police demande l'ouverture d'une enquête administrative

samedi 6 janvier 2018 à 21:01 Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Paris

Le principal syndicat de police, l'unsa demande l'ouverture d'une enquête administrative suite à la disparition de la policière vendredi dans la Seine. Il dénonce les conditions météorologiques de cet exercice.

La policière de 27 ans a disparu vendredi lors d'un exercice dans la Seine à Paris
La policière de 27 ans a disparu vendredi lors d'un exercice dans la Seine à Paris © Radio France - Nicolas Olivier

L'unsa, principal syndicat de police, demande qu'une enquête administrative soit réalisée suite à la disparition d'une policière de 27 ans ce vendredi dans la Seine. Selon le syndicat, "rien ne motivait de mettre en place cet exercice, après le passage de la tempête Eleanor". 

A lire aussi > Paris : une plongeuse de la police disparaît dans la Seine, les recherches se poursuivent

Interrogé par France Bleu Paris, le secrétaire départemental adjoint de l'unsa-Police, Nicolas Pucheu, s'interroge sur la légitimité de cet exercice, dans des conditions météorologiques difficiles : "on demande une enquête administrative parce qu'à notre sens rien ne motivait qu'on mette en place cet exercice alors qu'après le passage de la tempête, la Seine est en crue, il y a de forts courants, un gros débit d'eau".

C'était suicidaire de la mettre à l'eau". unsa-Police

C'est également la décision de faire plonger cette policière qui est remise en cause. Membre de la brigade fluviale depuis 1 an, elle n'avait son diplôme de plongée sous-marine que depuis 3 semaines, ce qui "mettrait en cause l'intégrité physique de cette collègue, mise en danger pour un exercice, poursuit le secrétaire adjoint. J'y étais dès le vendredi, et je vous confirme que la Seine était déchaînée, on se serait cru en mer en pleine tempête. Il n'y avait aucune visibilité, l'eau opaque et marron."

Dans de telles conditions, et avec un équipement conséquent qui ajoute une quarantaine de kilos supplémentaires au poids initial, "même quelqu'un de très aguerri aurait pris de gros risques. Une fois au fond c'est quasi impossible de s'en sortir". Les secours se sont d'ailleurs résignés ce samedi à la recherche d'un corps, les bobonnes d'air n'ayant qu'une heure et demi d'autonomie, "la retrouver vivante tient du miracle". 

Selon le secrétaire adjoint, la jeune femme se serait rapidement sentie mal après avoir plongé. Son collègue aurait essayé de la remonter, en vain, le nœud de la ligne de vie ayant cédé.