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Hommage à l'enseignant décapité : à Nice, les professeurs sidérés mais rassemblés

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Par , France Bleu Azur

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Nice pour rendre hommage à Samuel Paty, l'enseignant décapité ce vendredi dans les Yvelines, pour dire non à la barbarie et défendre les valeurs de la République.

Devant le collège du Bois d'Aulne où Samuel Paty enseignait, les élèves et les parents d'élèves viennent déposer des roses.
Devant le collège du Bois d'Aulne où Samuel Paty enseignait, les élèves et les parents d'élèves viennent déposer des roses. © Maxppp - YOAN VALAT

Sur la place Garibaldi à Nice ce samedi, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Samuel Paty, ce professeur assassiné quelques jours après avoir donné un cours d'enseignement moral et civique à ses élèves, dans lequel il avait montré les caricatures de Mahomet. 

"Je suis abasourdie, je n'en ai pas dormi de la nuit", témoigne Henriette, ancienne professeure d'Histoire-Géographie comme la victime. "Les viscères se bloquent", réagit de son côté Clémentine Mattéi, professeure d'éducation socio-culturelle et d'analyse des médias au lycée horticole d'Antibes. "Je suis anéantie, bouleversée, je n'ai que ces mots qui me viennent à l'esprit", s'émeut Delphine, professeure au collège.

Alain, lui, craint désormais une autocensure de la part des professeurs. "Se faire tuer quand on fait son métier, ça incite à réfléchir, c'est humain", estime celui qui est également un ancien professeur d'Histoire-Géo. "J'ai déjà eu des débats avec des élèves", raconte de son côté Bruno, qui enseigne lui aussi l'Histoire-Géographie, à Nice. 

Il faut réfléchir à ce que sont les services publics, à l'éducation, quelle est son utilité et quels moyens il faut y mettre 

"Il faut justement continuer à combattre l'obscurantisme, défend Delphine. Cela fait partie de nos missions". Pour Henriette aussi, il ne faut "pas se laisser faire et continuer à résister". Mais comment ? "Il ne faut pas s'arrêter à cet événement-là, analyse Bruno. C'est probablement une période assez pauvre en réflexion, on prend les événements à chaud. C'est peut-être aussi l'époque des chaînes d'info en continue et des réseaux sociaux. Je crois qu'une réflexion apaisée et construite est urgente". 

"Je crois qu'il faut laisser passer l'émotion, affirme aussi Clémentine Mattéi. Cela nous empêche peut-être de prendre du recul. Je pense qu'il faut réfléchir à ce que sont les services publics, l'éducation, quelle est son utilité, quels moyens il faut y mettre pour que la jeunesse puisse dépasser les clivages."

"Quand on a une classe de 30 élèves ce n'est pas pareil que d'avoir des groupes réduits, poursuit-elle. Des groupes qui permettent d'expliquer plus en profondeur, de tenir compte de chaque individu qu'on a en face de soi, qui porte sa culture, qui porte peut-être ses préjugés et contre lesquels il faut se battre". 

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