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Faits divers - Justice

1800 euros pour avoir collé des affiches en faveur des réfugiés à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

Il y a deux ans, quatre militants avaient remplacé des publicités par des affiches en faveur de l'accueil des migrants à Montpellier. Le tribunal de police a rendu sa décision ce vendredi matin : ils devront payer collectivement près de 1800 euros de dommages et intérêts à JC Decaux.

Les quatre militants montpelliérains avaient remplacé des publicités par des affiche en faveur de l'accueil des migrants
Les quatre militants montpelliérains avaient remplacé des publicités par des affiche en faveur de l'accueil des migrants - Cécile Casagrande

Montpellier, France

Ils avaient remplacé des publicités par des affiches de solidarité en faveur des migrants à Montpellier, en juin 2017. Quatre militants vont devoir payer collectivement 1773 euros de dommages et intérêts au groupe JC Decaux. Le tribunal de police a rendu sa décision vendredi matin.

Un acte de "désobéissance civile"

Cécile Casagrande fait partie de ces militants, elle ne s'attendait pas à une telle décision. "Je suis vraiment étonnée et très déçue", souffle-t-elle. "Je ne m'attendais pas forcément à ce qu'on soit relaxés, mais _quelque chose d'un petit peu symbolique_. Je veux dire, les dommages qui sont causés à très grande échelle par Decaux, ils ne sont jamais sanctionnés."

Cécile Casagrande est surprise de la décision du tribunal

Pour autant, elle revendique et assume son action : un acte de "désobéissance civile pour défendre une cause". "Nous, on est vraiment convaincus de la justesse de notre action", assure-t-elle. "On n'a pas dégradé les panneaux et on a ciblé les affiches qu'on a enlevées. On a enlevé tout ce qui était commercial et on a laissé ce qui était culturel et la communication de la Métropole. Pour nous, c'est vraiment un droit de réponse sur le même support que là où on reçoit une information qu'on n'a pas demandée, avec laquelle on n'est pas d'accord. Nous, on pense qu'on n'a pas dégradé, on pense qu'on a regradé".

Cécile Casagrande fait partie des militants, elle assume son action

Nous, on pense qu'on n'a pas dégradé, on pense qu'on a regradé.

Les quatre militants ont désormais jusqu'au 27 septembre pour régler cette somme au groupe JC Decaux. Ce jour-là, ils devront présenter les justificatifs de paiement, sous peine de recevoir une amende plus importante. Ils ont jusqu'au 24 juin pour faire appel de la décision du tribunal de police.

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