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Dossier : Coronavirus Covid-19

Plus de 9.000 contraventions en Haute-Garonne : bilan du confinement par les forces de l'ordre

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Par , France Bleu Occitanie

Les patrons de la gendarmerie, de la police, le préfet, le procureur et la directrice régionale de la PJ ont donné une conférence de presse conjointe ce mardi 7 février pour faire le point sur les différents délits constatés depuis le début du confinement.

Un contrôle routier de confinement en Haute-Garonne
Un contrôle routier de confinement en Haute-Garonne © Radio France - Alexandre Berthaud

Les patrons de la gendarmerie, de la police, le préfet, le procureur et la directrice régionale de la PJ ont donné une conférence de presse conjointe ce mardi 7 février pour faire le point. La délinquance ne s'est pas arrêtée avec le confinement, mais le travail des forces de l'ordre a fortement changé. 

9.400 contraventions en Haute-Garonne

Depuis le début du confinement, les policiers ont dressé près de 5.000 amendes pour non-respect du confinement, les gendarmes quasiment 4.400. Dans le département, onze personnes ont été arrêtées car elles ont été verbalisées au moins quatre fois en moins d'un mois pour non-respect du confinement, jusqu'à six fois pour certaines, ce qui constitue un délit. Elles ont été présentées ou seront présentées au tribunal.

Point positif tout de même : en zone gendarmerie, les verbalisations sont passées de 400 par jour il y a deux semaines à environ 150 aujourd'hui, ce qui tend à confirmer le meilleur respect du confinement noté par le préfet Etienne Guyot.

Des conflits de voisinage en forte hausse

Au total, le nombre d'interventions de la gendarmerie a légèrement baissé depuis le début du confinement (-3% entre le 17 mars et le 5 avril), avec notamment une baisse des interventions pour accidents corporels de 70%. Mais les gendarmes sont appelés pour d'autres choses. L'augmentation la plus forte concerne les conflits de voisinage, multipliés par deux et demi (+150%) ! Viennent ensuite les tapages, et les violences intra-familiales

Les statistiques de la police confirment cette bascule de la délinquance. Là, les appels au 17 ont augmenté de 20% à Toulouse et ses communes limitrophes. Mais "les policiers peinent à convaincre les victimes" de violences intra-familiales de déposer plainte, ce qui explique que malgré une hausse du nombre d'appels, le nombre de plaintes est en baisse, précise Nelson Bouard, directeur départemental de la sécurité publique. Depuis le 17 mars, 38 personnes ont été placées en garde à vue pour violences conjugales, "dont nous constatons une forme de prégnance". Vingt-quatre poursuites pénales ont été menées, pour le reste l'enquête est en cours (pas de dossier classé).

Les quartiers populaires, pas plus verbalisés que les autres

Pour couper court aux rumeurs, les forces de l'ordre ont spécifié que les verbalisations, malgré un nombre de contrôle équivalent, n'ont pas été plus nombreuses dans les quartiers "de politique de la ville", a indiqué Nelson Bouard, "malgré le fait que le confinement soit plus difficile dans de l'habitat collectif". Dans l'ensemble du département, les atteintes aux biens et aux personnes sont en baisse, notamment les cambriolages, selon le préfet.

Du côté des trafics de drogue, dans l'ensemble à Toulouse le volume est à la baisse même si plusieurs dealers et guetteurs ont été interpellés. "Les enquêtes se poursuivent" a indiqué Nathalie Tallevast, directrice régionale de la police judiciaire. Le confinement du côté des commerces, est lui aussi bien respecté, "j'ai eu très peu de constatations d'infractions" en ce qui concerne des ouvertures non autorisées ou des commerce débordant des horaires imposés, précise le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzéari.

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