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Faits divers – Justice

"Plus jamais ça !" à la Grande Borne : trois ans après l'attaque au cocktail Molotov des policiers

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que 13 jeunes sont jugés à huis-clos à partir de ce mardi devant la cour d'assises des Mineurs de l'Essonne à Evry. France Bleu Paris s'est rendu dans ce quartier de 13.000 habitants à cheval entre Viry-Châtillon et Grigny (Essonne) où la sécurité a été renforcée et la cité désenclavée.

 QUARTIER DE LA GRANDE BORNE le 08/10/2016
QUARTIER DE LA GRANDE BORNE le 08/10/2016 © Maxppp - ARNAUD JOURNOIS

Viry-Châtillon, France

Manuel habite le quartier depuis 33 ans, il se souvient parfaitement de ce 8 octobre 2016. Cet après-midi, il rejoint un ami et découvre la carcasse du véhicule de police encore fumante. "C'était un choc, d'une violence inouïe". Trois ans après, alors que 13 jeunes soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque au cocktail Molotov dans ce quartier, sont jugés devant la cour d'assises des Mineurs de l'Essonne à Evry il estime que "beaucoup de choses ont changé, c'est plus calme. Bien sûr, il y a toujours des choses qui se passent mais les gens sont énormes ici".

La Grande Borne : trois ans après

13 jeunes de 16 à 21 ans qui voulaient "niquer des keufs"

Ces jeunes, âgés de 16 à 21 ans à l'époque, sont des amis d'enfance. Les enquêteurs estiment qu'ils avaient prévu depuis quelques jours de "niquer des keufs". Eux nient pour la plupart avoir participé, certains reconnaissant une présence a minima. L'agression avait ensuite provoqué la colère chez les policiers qui avaient manifesté durant des semaines. Deux policiers avaient été grièvement brûlés, les deux autres plus légèrement. L’un a même dû subir plusieurs greffes de peau sur le visage.

Il y a eu, un avant et un après cet événement"

Après les faits et le déplacement de différents ministres, Jean-Marie Vilain, le maire (Les centristes) de Viry-Châtillon, explique qu'"il y a eu un avant et un après cet événement". "Très rapidement, il y a eu une prise de conscience puisque les effectifs du commissariat ont été revu à la hausse". Au total, 15 policiers supplémentaires, aidés également par 30 caméras de vidéos-surveillance. A l'époque, il y avait 6 policiers municipaux à Viry-Châtillon, il y en a désormais 17.

800.000 euros pour créer une police municipale à Grigny 

Dans la ville voisine communiste de Grigny, l'Etat a accordé une subvention exceptionnelle de 800.000 euros pour la création d'une police municipale. Il y a actuellement 6 agents "12 d'ici quelques mois".  Stéphanie Ogard, directrice prévention et tranquillité publique de la ville explique que "la majorité des habitants a été consternée et tétanisée par cet événement, par des enfants qu'ils ont vu grandir à un moment et donc c'est plutôt du plus jamais ça ! Et on sent les habitants à nos côtés et c'est indispensable"

Au-delà de la sécurité, Philippe Rio le maire (PC) de la ville, invité ce mardi matin de France Bleu Paris, insiste également sur "les mesures judiciaires et éducatives" mises en place depuis 2016 pour "comprendre les parcours et éviter que cela ne se reproduise". Le quartier est également en pleine rénovation et il y a désormais une ligne de bus qui passe au milieu de la cité. En revanche, Manuel Valls, Premier ministre de l'époque, avait promis un commissariat de plein exercice. "On l'attend toujours !" précise Philippe Rio.

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