Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice

Poitiers : 25 ans minimum requis contre l'assassin de Civaux

vendredi 25 janvier 2019 à 18:12 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

L'heure du verdict s'approche pour Kevin, accusé d'avoir étranglé chez elle son ex compagne le 20 janvier 2016 à Civaux. L'avocat général a requis 25 ans de réclusion minimum assorti d'une période de sureté de 12 ans, persuadé que l'accusé à agit avec préméditation ce que ses avocats contestent.

Hervé Drevard, l'avocat général a requis 25 ans de réclusion criminelle minimum assortis d'une peine de sureté de 12 ans et demi
Hervé Drevard, l'avocat général a requis 25 ans de réclusion criminelle minimum assortis d'une peine de sureté de 12 ans et demi © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers

Après les plaidoiries des parties civiles toutes persuadées que l'accusé a bien agit avec préméditation, l'avocat général enchaîne sur le même ton. "Son attitude répond à quelle fin ? s'interroge l'avocat général ? "A une fin éphémère qui n'a d'autre but que de s'approprier la maison de la victime" Car - les débats l'ont montré ces trois jours - il a affirmé à sa dernière conquête que cette maison était la sienne. Or celle ci doit arriver le soir même. Pour l'avocat général, Kevin à donc tué cette femme pour donner corps à un mensonge. "Un mobile glaçant, terrifiant" tonne Hervé Drevard.

Un monde imaginaire pour contrer une enfance chaotique.

Face à de tels arguments, les avocates de la défense contre attaquent sur deux fronts : l'altération du discernement de l'accusé et l'absence de préméditation. "Tout dans cette affaire part de sa mythomanie" attaque Me Coutand. Il s'est créée un monde imaginaire pour contrer une enfance chaotique. Une vie de mensonges au cours de laquelle il a accumulé et enfoui des souffrances. Et ce souffrances sont pour son avocate remontées et ont soudainement explosé le jour du drame. C'est ce qui explique selon elle les explications de Kevin qui affirme avoir serré le cou de sa victime, lors d'un jeu sexuel extrême, puis de ne pas avoir réussi à s'arrêter de serrer.

La thèse de la préméditation remise en cause

Pour elle, son client n'était donc pas totalement maître de lui. Un meurtre qui n'a pas été prémédité pour la seconde avocate. Maitre Hay pose cette question simple "S'il avait vraiment voulu la tuer, demande-t-elle, pourquoi ne pas l'avoir fait la veille plutôt qu'au dernier moment juste avant l'arrivée de sa compagne". Il a donc agit dans l'immédiateté selon elle. Le verdict est attendu dans la soirée