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Faits divers – Justice

Poitiers : 6 et 12 mois de prison ferme pour les agresseurs homophobes

mercredi 1 août 2018 à 18:28 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Les agresseurs présumés, deux lettons de 20 et 34 ans, s'en sont pris très brutalement samedi soir à Poitiers à deux homosexuels avant de résister violemment à leur interpellation Les prévenus, ivres au moment des faits, ont nié devant les juges le caractère homophobe de l'agression.

Cette agression homophobe a été jugée à Poitiers sous le régime de la comparution immédiate
Cette agression homophobe a été jugée à Poitiers sous le régime de la comparution immédiate © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

C'est vers 23h sur le parc situé le long du boulevard Chasseigne de Poitiers que l'agression a eu lieu. Une agression d'une grande violence accompagné d'insultes homophobes. Et il n'y a pas que les deux victimes qui l'affirment. Les policiers appelés à intervenir ont aussi témoigné dans ce sens.

Les agresseurs avaient bu une bouteille de vodka à deux

Lors de son transfert au commissariat, le principal prévenu - le plus violent aussi - aurait déclaré aux policiers "dans mon pays il n'y a pas de PD,  en France vous les entretenez".  Âgé de 34 ans, l'individu qui parcourt l’Europe pour travailler a donné énormément de fil à retordre aux policiers, en blessant l'un d'eux. Il a aussi refusé de décliner son identité ou de souffler dans l'éthylomètre. C'est son ami, âgé de 20 ans, qui avait plus de 3 grammes et demi d'alcool dans le sang qui avouera avoir bu avec son compagnon toute une bouteille de vodka.

"Je suis tolérant"

Dès leurs auditions en garde à vue, les deux hommes nient le caractère homophobe de l'agression. Une stratégie de défense réitérée lors de l'audience. Et lorsque la présidente demande au principal prévenu comment les choses ont commencé, il botte en touche en affirmant "tout ce que j'ai à dire c'est que je suis tolérant". Cette petite phrase surprend les magistrats et l'avocate des victimes.  "Ce n'est pas acceptable que de tels faits se déroulent aujourd'hui", s'énerve maître Martin qui souligne aussi les conséquences psychologiques de cette agression sur ses clients. "Pour eux il y aura un avant et un après", conclue-t-elle  

Des traces visibles de l'agression

"Ils étaient là en fait, enchaîne le procureur, pour faire la chasse aux PD", reprenant à son compte les déclarations d'une des victimes. En plus des insultes, une violence extrême qui a laissé des traces. L'une des victimes porte une minerve, l'autre des marques au visage et de strangulation. Présents à l'audience, ils sont encore très choqués. "C'était d'une violence inouïe et sans mon compagnon qui a appelé les secours je ne serai peut-être plus là", explique l'un d'eux. 

Frappés d'une interdiction de séjour en France

Les deux agresseurs ont dès la fin de leur procès regagné leur cellule à Vivonne. Les magistrats les ont condamné à six mois ferme pour l'un et 18 mois dont six avec sursis pour le second, déjà condamné par le passé pour des faits de violence. Ils devront aussi indemniser leurs victimes. Ils devraient enfin dès leur sortie de prison faire l'objet d'une reconduite à la frontière à la demande de la préfecture de la Vienne.