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Faits divers – Justice

Poitiers : six mois de prison pour avoir soutenu l'attentat de Nice

mercredi 31 août 2016 à 19:17 Par Marie-Coralie Fournier, France Bleu Poitou et France Bleu

Un sans-abri est condamné à un an de prison dont six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Poitiers pour apologie du terrorisme. Ivre, il a soutenu la tuerie de Nice et menacé de faire exploser l'hôpital de Châtellerault, pendant une admission aux urgences.

Le prévenu est retourné à la prison de Vivonne pour purger sa peine.
Le prévenu est retourné à la prison de Vivonne pour purger sa peine. © Maxppp - maxppp

Poitiers, France

Un marginal âgé de 41 ans est condamné par le tribunal correctionnel de Poitiers, ce mercredi, pour avoir fait l'apologie de l'attaque terroriste de Nice, et pour avoir menacé de mort le personnel de l'hôpital de Châtellerault.

Un "paumé" alcoolique

Ce soir-là, le 16 juillet, il est récupéré dans un fossé, complètement ivre, et transporté aux urgences. Agressif, il menace les infirmières en soutenant l'attaque terroriste de Nice. Il menace de mourir en martyr et de faire exploser l'hôpital. Des propos réitérés à plusieurs reprises, y compris le lendemain, pendant sa garde-à-vue, après son dégrisement. Il cautionne Al-Qaïda et parle même d'un départ en Syrie.

En réalité, l'enquête montre que ce sans-abri n'a strictement lien avec le terrorisme. "C'est un paumé" selon son avocat. Mais le Procureur dénonce "des propos inqualifiables", prononcés par "un homme dangereux". Pour le Parquet, le prévenu "a le profil de certains terroristes, qui en veulent à la société et se raccrochent à ces thèmes pour se venger".

Il regrette et s'excuse

Car pendant son procès, ce marginal, qui vit dans la rue depuis 24 ans, dénonce le système : "C'est la société qui m'a rendu comme ça, personne ne m'a aidé !". A la barre, il regrette ses propos et s'excuse : "'Je ne suis pas un terroriste, je dis tout et n'importe quoi quand j'ai bu".

Le procureur requiert deux ans de prison ferme. Après le réquisitoire, le prévenu menace de se suicider, avant d'écouter le jugement du tribunal : un an de prison dont six mois ferme.