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Faits divers – Justice
Dossier : Grenelle des violences conjugales

Poitiers : une centaine de personnes pour rendre hommage à Sarah, tuée par son ex-compagnon

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Par , France Bleu Poitou

Dimanche matin, au marché place de Provence dans le quartier des Couronneries, une centaine de personnes s'est rassemblée à l'appel du Collectif 8 mars. Pour rendre hommage à Sarah, mais aussi dénoncer le manque de moyens pour prendre en charge les victimes de violences conjugales.

Une centaine de personnes rassemblée au marché des Couronneries pour rendre hommage à Sarah.
Une centaine de personnes rassemblée au marché des Couronneries pour rendre hommage à Sarah. © Radio France - Marie Dorcet

Poitiers, France

Rendre hommage à Sarah, cette mère de 30 ans tuée par son ex-compagnon à Maillé, dans la Vienne. C'est pour cela qu'une centaine de personne s'est réunie ce dimanche matin au marché des Couronneries à Poitiers. Un rassemblement à l'appel du collectif féministe 8 mars, qui souhaitait aussi "dénoncer [..] ne plus taire les violences masculines et les mécanismes qui sous-tendent ces meurtres", comme indiqué dans leur communiqué. 

Parmi les Poitevins présents, la famille de Sarah, des membres d'association (8 mars, La Foufe, le planning familial), des anonymes. Certains connaissaient la victime, d'autres non. Le maire de Poitiers, Alain Claeys, est lui aussi venu, en compagne de son adjoint en charge de la lutte contre les inégalités, Abderazzak Halloumi.  Tous sont venus dire "stop" aux féminicides ; celui de Sarah est le 99ème depuis le début de l'année.

Pas assez de moyens déployés

C'est le collectif 8 mars qui a lancé l'appel au rassemblement, rejoint par d'autres associations et anonymes.  - Radio France
C'est le collectif 8 mars qui a lancé l'appel au rassemblement, rejoint par d'autres associations et anonymes. © Radio France - Marie Dorcet

Pour les membres des associations, ce nombre très élevé découle d'un manque de moyens

"En France, seulement 79 millions d'euros sont alloués, ce qui est très insuffisant face à l'urgence d'agir" - collectif 8 mars

Selon eux, il faut davantage d'argent, non seulement pour ouvrir des hébergement d'urgence aux femmes violentées, mais aussi pour former les personnels qui accueillent ces femmes (dans les commissariats de police par exemple) et pour l'éducation à l'égalité femmes-hommes dès l'école. 

"Il y a trois phases : avant, pendant et après. En amont, il faut éduquer, à l'école et à la maison ; il faut aussi ne pas remettre en cause la parole des femmes qui portent plainte. Au moment d'une crise, il faut pouvoir intervenir rapidement grâce à des téléphones d'urgence, et mettre les femmes à l’abri. Et après, il faut aussi un suivi des hommes violents, notamment psychiatrique. Il n'y a pas de raison qu'on naisse violent et qu'on meure violent" explique Valérie Soumaille du collectif 8 mars.

Peu d'espoir dans le "Grenelle des violences conjugales"

Slogans, pancartes et chants pour dénoncer le manque de moyens à la prise en charge des victimes.  - Radio France
Slogans, pancartes et chants pour dénoncer le manque de moyens à la prise en charge des victimes. © Radio France - Marie Dorcet

Ce rassemblement a eu lieu deux jours seulement avant le "Grenelle des violences conjugales" à initiative de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'inégalité entre les femmes et les hommes. Un rendez-vous qui rend sceptiques les militants : aucune association n'a été invitée à préparer ou participer à ce grenelle, glisse-t-on. Un coup de comm', pour eux. "Et puis on a déjà les solutions : on va perdre du temps à discuter de ce qu'on sait déjà". 

Une militante souffle même que le grenelle finira alors que le budget du gouvernement aura déjà été voté : ce qui signifie, pour elle, qu'aucun moyen supplémentaire ne sera mis en place. 

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