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Policier poignardé à Toulouse : l'agresseur venait d'acheter le couteau

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse mercredi 31 août 2016 à 19:26

Le commissariat de la rue du Rempart Saint Etienne, quelques heures après l'attaque
Le commissariat de la rue du Rempart Saint Etienne, quelques heures après l'attaque © Radio France - Jean Saint-Marc

La garde à vue d'Abderrahmane Amara a été prolongée ce mercredi. L'homme reconnaît avoir tenté de poignarder un policier au commissariat de la rue du Rempart-Saint-Etienne mardi. Il nie avoir voulu le tuer. Son geste était pourtant prémédité : il avait acheté le couteau quelques heures plus tôt.

Abderrahmane Amara devrait être présenté à un juge ce jeudi en fin de matinée : sa garde à vue, prolongée de 24 heures, se termine en début d'après-midi. L'homme de 31 ans reconnait le déroulé des faits : il a tenté de poignarder un adjoint de sécurité de 21 ans ce mardi vers 14h30. En revanche il nie la volonté de tuer.

L'enquête au départ ouverte pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" a pourtant été requalifiée : il est désormais entendu dans le cadre d'une enquête pour "tentative d'assassinat". Cet homme a en effet acheté le couteau de cuisine dans la matinée.

Il se sentait "suivi" par les agents du renseignement

Il a expliqué aux policiers avoir commis cet acte car il se sentait "suivi, observé par les agents du renseignement." Il pensait s'en prendre à un agent de la DGSI, dont les locaux sont situés dans la même rue.

Le parquet devrait requérir ce jeudi son placement en détention provisoire ainsi qu'une expertise psychiatrique d'urgence. En fonction de son résultat sa détention provisoire pourrait s'effectuer dans un hôpital psychiatrique.

Une ITT de quatre jours pour sa victime

Sa victime, Valentin, un adjoint de sécurité de 21 ans va beaucoup mieux. Une ITT (interruption totale du travail) de quatre jours lui a été prescrite. Selon des sources syndicales les deux agents qui ont maîtrisé l'homme sont encore choqués. Ce mercredi ils étaient en arrêt de travail.

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