Faits divers – Justice

Policier poignardé à Toulouse : une enquête ouverte par la PJ pour tentative d'homicide volontaire

Par Jean-Marc Perez et Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse et France Bleu mardi 30 août 2016 à 17:59

Pierre Yves Couilleau le procureur de la république de Toulouse a fait le point après l'agression d'un policier
Pierre Yves Couilleau le procureur de la république de Toulouse a fait le point après l'agression d'un policier © Radio France - Jean Saint Marc

Le procureur de la République de Toulouse a fait le point sur l'agression d'un adjoint de sécurité ce mardi après-midi, dans un commissariat du centre ville. L'agresseur a été placé en garde à vue et la police judiciaire a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire.

Pierre-Yves Couilleau, procureur de la république de Toulouse, a fait le point sur l'agression dont a été victime ce mardi après-midi un adjoint de sécurité dans un commissariat du centre-ville de Toulouse. La victime, un jeune homme de 21 ans, a été poignardé à la gorge mais ses jours ne sont pas en danger. L'agresseur a été interpellé. La police judiciaire a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire sur dépositaire de l'autorité publique.

Les faits se sont produits vers 14h30 dans le commissariat de la rue du Rempart Saint Etienne, à deux pas de la préfecture en plein centre-ville. L'individu, un homme de 31 ans, a pénétré dans le commissariat en prétextant le dépôt d'une plainte pour vol de téléphone portable. Il a agressé dans le dos l'adjoint de sécurité chargé de la fouille des sacs. Il a tenté de lui dérober son arme de service avant de le poignarder à la gorge. Il a alors été maîtrisé  par les autres policiers présents.

Des antécédents psychiatriques

Sérieusement touché, l'adjoint de sécurité a été transporté à l'hôpital. Son pronostic vital n'est pas engagé. Le jeune policier a reçu le soutien de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur. L'agresseur âgé de 31 ans est né à Alger, il est connu des services de police et de la justice pour des faits de violences commis en 2013 et 2014.

En 2014 il avait été interpellé pour avoir jeté des cocktails molotov sur des policiers et sur la synagogue de la place Riquet, en marge d'une manifestation pro-palestinienne. En 2013 il avait taggé le commissariat de la rue du Rempart Saint-Etienne (celui qu'il a attaqué ce mardi). Il y avait écrit : "affaire Merah = DCRI + Sarkozy = terrorisme."

A chaque fois les poursuites ont été abandonnées du fait de son état psychiatrique qui a nécessité plusieurs séjours en établissement spécialisé.

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