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L'un des policiers agressés à Valenciennes témoigne : "J'ai eu peur"

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Cinq jour après l'agression de deux policiers à Valenciennes par une dizaine d'individus, l'un des policiers témoigne. Il s'est rendu ce vendredi au tribunal de Valenciennes où devait se tenir le procès de deux de leurs agresseurs présumés. Le procès a été renvoyé au 22 janvier.

Les deux policiers agressés se sont vu délivrer respectivement 5 et 10 jours d'ITT
Les deux policiers agressés se sont vu délivrer respectivement 5 et 10 jours d'ITT © Radio France - Richard Vivion

"Honnêtement, j'ai eu peur, j'ai eu peur pour moi, j'ai eu peur pour mon collègue. Je ne savais pas comment on allait se sortir de cette situation et si on allait pouvoir rentrer chez nous", témoigne l'un des deux policiers agressés par une quinzaine de personnes le dimanche 13 décembre dans le quartier de la Briquette à la limite entre Valenciennes et Marly. Ce policier s'est vu prescrire 10 jours d'ITT (Incapacité Temporaire de Travail), son collègue en a eu 5. Cinq jours après les faits, il dit avoir encore du mal à réaliser ce qui s'est passé. "Oui, c'est une meute qui s'est formée, on sentait qu'ils avaient vraiment de la haine à notre égard", raconte-t-il. 

Le témoignage de l'un des deux policiers agressés

Impossible pour lui de tourner la page tout de suite, il reconnaît que, depuis les faits, il repense sans cesse à cette intervention. Se sent-il prêt à retourner sur le terrain ? "Pas pour le moment, il va falloir un bon moment pour que toute la pression retombe", reconnaît-il. Mais il reste fortement mobilisé : il était présent ce vendredi au tribunal de Valenciennes où devaient être jugés en comparution immédiate trois hommes liés cette affaire.

L'un d'eux, âgé de 18 ans, pour avoir participé au rodéo qui a précédé l'agression des policiers et pour son refus d'obtempérer lorsque les policiers lui ont demandé de s'arrêter, et les deux autres, âgés de 18 et 24 ans, seront eux jugés pour violences sur les policiers. Ils devaient être jugés ce vendredi en comparution immédiate mais leur procès a été renvoyé. Ils resteront en détention jusqu'à leur procès. 

D'autres interpellations à venir dans cette affaire

Mais ce procès ne sera que l'un des volets des suites de l'agression des deux policiers puisque l'enquête se poursuit. Au total, depuis les faits, 13 personnes ont été placées en garde à vue, certaines ont depuis été remises en liberté. Des poursuites sont engagées contre six d'entre eux : deux mineurs ont déjà été présentés à un juge pour enfants, mis en examen, ils seront donc jugés. Le majeur, qui a tourné la vidéo qui a tourné sur les réseaux sociaux, a également été mis en examen et sera donc jugé. 

Par ailleurs, le procureur de la République de Valenciennes indique que d'autres personnes, liées à l'agression, ont été identifiées et devraient être interpellées prochainement. Jean-Philippe Vicentini fait preuve dans ce dossier de fermeté : "Nous n'accepterons rien, nous ne lâcherons rien, nous n'oublierons pas", dit-il, "Nous continuons à identifier ces gens, certains le sont déjà et ils sont en cours ou en voie d'interpellation et nous continuerons à faire le travail pour identifier les autres de façon à ce que tous ceux qui ont participé à ces violences soient traduits devant un juge.

Un dossier bâclé ? 

Une fermeté que comprend maître Jean-Philippe Broyart, avocat de l'un des trois prévenus qui sera jugé le 22 janvier, mais il dénonce une certaine précipitation : "J'ai un peu de mal à comprendre la rapidité de la procédure judiciaire. On ouvre une information judiciaire, on prend le temps de poursuivre les investigations et d'interpeller l'ensemble des personnes présentes sur les lieux, et de pouvoir déterminer les responsabilités de chacun avec des auditions, avec des confrontations avec les autres victimes. On ne fait pas un dossier bâclé où mon client a été entendu à deux reprises dans le cadre de la garde à vue, et renvoyé pour des faits sur lesquels on ne l'a même pas auditionné. _J'appelle ça une procédure bâclée et elle l'est pour les besoins d'un système politique qui récupère ce dossier_". 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu'il se rendra à Valenciennes la semaine prochaine pour rencontrer les deux policiers agressés à Valenciennes. 

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