Faits divers – Justice

Policiers agressés à Viry-Châtillon : sept personnes vont être mises en examen pour tentative de meurtre

Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu vendredi 20 janvier 2017 à 11:55 Mis à jour le vendredi 20 janvier 2017 à 12:30

Agression de policiers
Agression de policiers © Maxppp -

Sept personnes vont être mises en examen pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique commise en bande organisée, pour l'agression de policiers à Viry-Châtillon en octobre 2016, a annoncé vendredi le procureur d'Evry, Eric Lallement.

Sept personnes vont être présentées à un juge en vue d'une mise en examen vendredi pour l'agression de policiers à Viry-Châtillon (Essonne), le 8 octobre 2016. Elles devront répondre de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique commise en bande organisée.

Le procureur a expliqué que les sept personnes étaient mises en cause pour "avoir directement participé aux violentes agressions contre les policiers". Le procureur a souligné que six d'entre-elles avaient "nié toute participation à ces agressions". Le septième homme a reconnu avoir été sur les lieux mais il assure avoir "seulement lancé des cailloux contre les policiers".

Une agression pour mettre fin à une surveillance policière

"Les investigations réalisées permettent de dire que ces jeunes, originaires du même quartier et appartenant pour partie à une même bande, ont voulu mettre fin à la surveillance renforcée par les forces de l'ordre du quartier de la Grande Borne", explique le procureur, Eric Lallement.

Les quatre policiers agressés effectuaient une mission de surveillance dans leurs voitures quand ils ont été blessés par une quinzaine de jeunes armés de cocktails Molotov. Deux policiers avaient été sérieusement brûlés.

Une détermination forte des enquêteurs malgré l'omerta

"Si notre détermination est aussi forte, c’est non seulement parce que des personnes ont été violemment agressées et blessées, mais aussi parce que ce sont des policiers, représentants de l’autorité publique qui ont été atteints", assure le procureur d'Evry.

Le procureur a insisté sur la difficulté de l'enquête. Il a précisé que des personnes refusaient de témoigner "par crainte de représailles".

Cette agression avait déclenché une mobilisation de policiers en colère. C'était une première. Beaucoup de policiers s'étaient rassemblés, le soir, à Paris et dans toute la France, pour dénoncer les agressions dont ils sont victimes.