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Faits divers – Justice

Policiers blessés à St-Dié : le procureur d'Epinal dénonce, lui, une "récupération syndicale parisienne"

vendredi 5 janvier 2018 à 17:20 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

Un syndicat de policiers dénonce l'attitude du parquet d'Epinal après la remise en liberté de deux hommes interpellés à St-Dié pour des coups portés à des policiers ? A son tour, le procureur de la République Etienne Manteaux dénonce une récupération syndicale.

Etienne Manteaux, procureur de la République d'Epinal (archive du 27 novembre 2017)
Etienne Manteaux, procureur de la République d'Epinal (archive du 27 novembre 2017) © Radio France - Mohand Chibani

Le procureur de la République d'Epinal Etienne Manteaux se dit "profondément irrité" ce vendredi 5 janvier par les propos du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière qui parle de "mépris" du parquet après la remise en liberté de deux hommes interpellés le 1er janvier à St-Dié-des-Vosges pour avoir porté des coups à deux policiers. 

Les deux fonctionnaires intervenaient aux côtés des sapeurs-pompiers vers 0h30 dans un appartement pour une perte de connaissance liée à une forte consommation d'alcool. Une femme sapeur-pompier a été giflée, deux policiers ont été blessés. "L'un par un coup de poing au visage, l'autre par un coup de pied au torse. La personne sera maîtrisée par l'utilisation d'un Taser", précise Etienne Manteaux. 

"Amalgame total"

Les deux hommes, âgés de 19 et 23 ans, "inconnus des services de police, sans antécédents judiciaires" seront jugés le 18 janvier devant le tribunal correctionnel d'Epinal. L'un d'eux se trouve sous curatelle. "La loi prévoit un régime de poursuite particulier pour les majeurs protégés : une expertise psychiatrique avant jugement et le fait que l'organisme de tutelle soit avisé. Constatant que ces deux obligations n'avaient pas été accomplies, nous ne pouvions pas faire de comparution immédiate", explique le procureur d'Epinal. 

Pour lui, il y a un "amalgame total" avec la violente agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne la nuit du 1er janvier. "Les faits sont graves, ils seront jugés mais qu'on ne compare cette affaire avec celle de la région parisienne qui n'a vraiment strictement rien à voir. C'est une récupération d'un syndicat de police parisien qui veut manifestement montrer sa force au niveau national. En tout cas, sur un plan local, aucun fonctionnaire de police des Vosges ne m'a fait part de la moindre critique par rapport à cette décision", tient à encore à souligner Etienne Manteaux.