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Policiers brûlés à Viry-Châtillon : l'IGPN saisie par l'avocat de l'un des condamnés

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

L'IGPN a été saisie d'un signalement pour manquement aux devoirs d'impartialité, de dignité et de courtoisie au cours de l'enquête sur l'attaque de policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016, indique ce vendredi l'AFP des sources concordantes. 

L'IGPN saisie dans l'affaire des policiers agressés à Viry-Châtillon
L'IGPN saisie dans l'affaire des policiers agressés à Viry-Châtillon © Maxppp - Olivier Lejeune

Les avocats des condamnés dans l'affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016 ne ferment pas le dossier.  

Frank Berton, avocat de l'un des jeunes condamnés à 18 ans de réclusion, a saisi l'IGPN et il prévoit de saisir aussi le Défenseur des droits, a-t-il confirmé ce vendredi. Le signalement à l'IGPN, envoyé le 6 avril et reçu à l'IGPN autour du 16 avril, porte sur le comportement d'un policier en 2017, au cours de l'enquête menée par la Sureté départementale de l'Essonne, selon une source proche du dossier.  

En l'état, l'IGPN, qui n'a pas ouvert d'enquête administrative et n'a pas eu accès à la procédure, "y voit un manquement au devoir de courtoisie selon les procès-verbaux d'audition fournis à l'appui par Maître Berton", a ajouté la même source. elle précise que "conformément à la procédure", l'IGPN avait demandé des explications à la Direction centrale de la Sécurité publique. Des explications que l'IGPN n'avaient pas encore reçues vendredi.

Pour cette affaire la défense dénonce une enquête tronquée. Après six semaines de procès à huis clos, la cour d'assises des mineurs de Paris a déclaré dimanche dernier cinq des 13 accusés coupables de tentative de meurtre sur des policiers. Trois d'entre eux, condamnés à 18 ans de réclusion, se sont pourvus en cassation.

Le 11 mars, Maître Frédérick Petipermon, avocat d'un des accusés qui se pourvoit en cassation, a déposé une plainte à Evry contre les enquêteurs pour "faux et usage de faux". 

Selon la défense, les interrogatoires auraient été mal retranscrits à la défaveur des accusés et des "coupables auraient été sciemment remis en liberté".

Ces critiques ont fait réagir le directeur général de la police nationale Frédéric Veaux qui a pris la défense des enquêteurs auxquels il a rendu visite jeudi. Il s'est étonné également que ces critiques surviennent cinq ans après les faits.

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