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Faits divers – Justice

Policiers frappés à Valence : un cinquième gilet jaune condamné

samedi 2 février 2019 à 6:06 Par David Meilhac, France Bleu Drôme Ardèche

Il avait été filmé le 8 décembre 2018 à Valence, frappant un homme au sol, le chef de la police de la Drôme. Un gilet jaune est condamné à 2 ans de prison, dont huit mois ferme.

Le tribunal de grande instance de Valence - photo d'illustration
Le tribunal de grande instance de Valence - photo d'illustration © Radio France - Stéphane Milhomme

Valence, France

C'est le dernier de l'échauffourée à être jugé. Ce 8 décembre 2018 à Valence, sur le plateau des Couleures, les policiers chargent des manifestants gilets jaunes qui refusent de débloquer la zone commerciale. Deux policiers se retrouvent isolés et frappés, un brigadier, et le chef de la police drômoise. Quatre personnes ont été jugées et condamnées à des peines de trois mois à un an de prison ferme. Restait à juger un cinquième gilet jaune.

Un personnage très ambigu

La vidéo de l'agression est diffusée dans le tribunal correctionnel de Valence. On y voit le policier au sol, des dizaines de personnes se poussent et se battent, et notamment ce grand gaillard, cagoule sur la tête, batte de Baseball à la main, donner un coup de pied, et un léger coup de batte, à un homme au sol. Au tribunal, un assesseur du juge le qualifie pourtant d'homme qui semble mûr, et raisonnable. Pour la procureur, autre vision : voilà un gosse de 22 ans violent par plaisir. 

Vous étiez sur le plateau des Couleures pour vous procurer de l'adrénaline." 

Le prévenu se défend, attristé de l'image qu'il renvoie :

J'ai toujours eu le respect de l'uniforme et de l'autorité."

L'homme précise : il a fait trois ans chez les militaires, notamment les Spahis, en opération Sentinelle à Paris, dans le Bataclan après l'attaque terroriste... Ses missions en Centrafrique mettront un terme à sa vocation militaire. Pour son avocat : c'est un homme qui veut bloquer la violence par la violence, mais qui le fait mal. Il veut défendre un coéquipier rugbyman et frappe un adversaire : suspension de 7 matchs. Il croit défendre un gilet jaune en pleine interpellation ce 8 décembre, mais frappe le patron de la police drômoise. 

Le gilet jaune écope de huit mois ferme, mais devait sortir de prison dès le soir de son procès. Le juge d'application des peines pourrait bien le laisser en liberté. Sa peine sera sans doute aménagée. Les seize mois de prison supplémentaire avec sursis pourraient le tenir loin des soucis. Il devra aussi indemniser sa victime à hauteur de 2.000 euros, obligation de se faire soigner pour sa violence, interdiction de manifester pendant 3 ans, d'avoir une arme pendant cinq ans. Une peine qui lui rend le sourire, ainsi qu'à ses proches dans la salle d'audience.