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Faits divers – Justice

Policiers tués à Magnanville en 2016 : les gardes à vue des six personnes interpellées lundi dernier ont été levées

lundi 9 avril 2018 à 12:43 - Mis à jour le jeudi 12 avril 2018 à 17:44 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Six personnes, dont une policière, avaient été interpellées dans les Yvelines et mises en garde à vue lundi matin dans le cadre de l'enquête sur un couple de policiers tués par un jihadiste dans leur pavillon à Magnanville (Yvelines) en juin 2016. Ces gardes à vue étaient toutes levées jeudi soir.

Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été tués à leur domicile en 2016.
Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été tués à leur domicile en 2016. © Maxppp -

Yvelines, France

Six personnes, trois hommes et trois femmes dont une policière et sa fille, avaient été interpellées dans les Yvelines par la sous-direction antiterroriste et mises en garde à vue lundi matin dans l'enquête sur l'assassinat de deux policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines). Jeudi en fin d'après-midi toutes ces gardes à vue avaient été levées. Le juge d'instruction estime ne pas avoir "d'éléments suffisamment incriminants à ce stade", indique une source judiciaire.

Une policière et sa fille dans les six personnes interpellées

La policière de 48 ans qui faisait partie des six personnes interpellées ce lundi, est major de police des Yvelines et ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance, indique une source proche du dossier. Elle avait fait l'objet d'une enquête de l'IGPN en 2016. A l'époque, rien n'avait été retenu contre elle. 

La policière avait hébergé provisoirement une amie de sa fille. Sa fille et l'autre jeune fille sont toutes les deux soupçonnées de radicalisation. Elles ont aussi été interpellées ce lundi et mises en garde à vue. L'amie, déjà écrouée pour un autre dossier antiterroriste et qui était interrogée depuis lundi par les enquêteurs, a été ramenée en prison.                    

Les investigations permettront de préciser le rôle que ces personnes "ont respectivement pu jouer dans cette affaire". Les enquêteurs cherchent aussi à comprendre pourquoi le meurtrier a ciblé ce couple de fonctionnaires.

Les deux policiers, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider avaient été assassinés chez eux, sous les yeux de leur petit garçon de trois ans, le 13 juin 2016. Le tueur présumé, Larossi Abballa, un homme se revendiquant de Daech, avait été abattu par le Raid.

Trois personnes déjà mises en examen

Trois personnes sont déjà mises en examen dans le cadre de ce dossier dont deux pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji.  

Le troisième, Mohamed Lamine Aberouz, est le frère du premier. Il a été mis en examen en décembre 2017 pour complicité d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, participation à une association de malfaiteurs terroriste et complicité de séquestration d'un mineur de moins de 15 ans.  

Son profil génétique avait été trouvé sur l'ordinateur portable des victimes utilisé par l'assassin présumé, Larossi Abballa, pour revendiquer ce double assassinat.