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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire du crassier d'ArcelorMittal Florange

Pollution à l'acide : ArcelorMittal Florange dément "fermement" les affirmations du nouveau témoin

mercredi 4 avril 2018 à 20:03 Par Antoine Barège, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

ArcelorMittal a réagi ce mercredi après le récit d'un deuxième témoin dans l'affaire de la pollution présumée à l'acide sur le site de Florange. L'entreprise "dément fermement" et rappelle qu'elle a porté plainte contre X car son nom a été mis en cause. Les réactions se multiplient.

Yvan, ancien salarié d'un sous-traitant d'ArcelorMittal affirme que les déversements d'acide étaient réguliers
Yvan, ancien salarié d'un sous-traitant d'ArcelorMittal affirme que les déversements d'acide étaient réguliers - Yvan (photo transmise par l'auteur)

Florange, France

Les propos d'Yvan se sont répandus comme une traînée d'acide chez ArcelorMittal. Cet ancien salarié de deux entreprises en Moselle chargées du recyclage de déchets industriels affirme, lui aussi, avoir assisté à des déversements de produits toxiques sur le crassier d'ArcelorMittal à Florange. Des propos qui vont dans le sens de ceux d'un chauffeur intérimaire, Karim Ben Ali en juillet 2017 mais démentis ce mercredi "fermement" par ArcelorMittal. Dans un communiqué "le groupe réitère sa position : aucun acide n’a jamais été déversé ni dans le centre de stockage de résidus ni, et encore moins, dans la nature"

"Aucune pollution"

Le groupe sidérurgique rappelle "qu'aucune pollution acide n'a jamais été enregistrée dans ou autour du centre de stockage de résidus. Tous les résultats associés à la surveillance environnementale réalisée sur la zone démontrent l’absence de déversement d’acide sur la zone évoquée"

Le communiqué d'ArcelorMittal qui dément les affirmations du nouveau témoin - Aucun(e)
Le communiqué d'ArcelorMittal qui dément les affirmations du nouveau témoin

ArcelorMittal refuse par ailleurs de commenter les résultats d'analyses effectués par un journaliste, Pedro Brito Da Fonseca, dans le documentaire Pollution : Alertes citoyennes sur le net, diffusé lundi 2 avril sur la chaîne Planète +. Il a réalisé des prélèvements, analysés par un laboratoire, sur le crassier de Florange qui vont dans le sens, dit-il, d'une pollution à l'acide sulfurique et chloridrique. 

ArcelorMittal explique collaborer "en toute transparence depuis le début de l’enquête avec les autorités compétentes". L’entreprise rappelle "qu’elle a porté plainte contre X en juillet dernier" car son nom est mis en cause. L'entreprise qui emploie plus de 2 000 salariés à Florange "veut se défendre et faire toute la lumière sur les faits, pour l’entreprise et pour ses salariés."

La CGT veut savoir

Les syndicats d'ArcelorMittal réclament en tout cas la convocation d'un CE Extraordinaire. Lionel Burriello, secrétaire CGT, a écrit à la direction de Florange ce mercredi : "suite à la diffusion télévisée d’un documentaire ce lundi 2 Avril 2018 et suite aux nouveaux éléments rapportés par la presse sur les supposés déversements d’acide sur le crassier de Marspich, nous vous demandons le tenue d’un CE EXTRA afin de répondre à nos nouvelles interrogations sur le sujet". 

"Huit mois c’est long, huit mois c’est peu compréhensible"

La France Insoumise dans la vallée de la Fensch trouve le temps judiciaire long. "Huit mois c'est long, huit mois c'est peu compréhensible" explique Gilles Wobedo du parti de Jean-Luc Mélenchon. Il annonce que le mouvement politique a une urgence : "accompagner cet homme (Karim Ben Ali) qui a fait preuve d’exemplarité pour alerter l’opinion publique, en lançant une cagnotte, un appel à solidarité pour l’aider à faire face aux lourds préjudices de ses actes.