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Pompier traîné sur 130 mètres à La Gresle : dix mois de prison ferme et huit avec sursis pour le conducteur

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le conducteur de 23 ans poursuivi pour avoir blessé un pompier volontaire ce dimanche, à La Gresle (Loire), en le traînant sur 130 mètres avec sa voiture, vient d'être condamné à dix-huit mois de prison, dont dix ferme, et à une annulation de son permis de conduire.

Palais de justice de Roanne.
Palais de justice de Roanne. © Radio France - Céline Autin

Dix-huit mois de prison, dont dix ferme avec maintien en détention, huit de sursis probatoire avec obligation de travailler, l'annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser : la peine prononcée ce mercredi par le tribunal de Roanne est sévère contre ce jeune homme qui a blessé un pompier volontaire dimanche dernier, à La Gresle (Loire). Le conducteur de 23 ans avait repris son véhicule après un arrêt au milieu de la route, et alors qu'un pompier volontaire était encore dans sa voiture, le traînant sur 130 mètres. "Des faits particulièrement graves" compte tenu du métier de la victime et de l'état d'ébriété dans lequel se trouvait le conducteur, indique le tribunal.

Des faits quasi similaires reprochés au jeune homme il y a un an

Ce qui frappe lors de l'audience, c'est que le jeune homme a agi presque de la même manière en juillet 2020, lors d'un accident dans les rues de Charlie très tôt le matin. Le jeune homme prend la fuite devant les gendarmes, et commet toutes les imprudences lors d'une course-poursuite pour les semer. Direction la maison de ses parents en Saône-et-Loire, d'où il ignore ensuite toutes les convocations et ment sur l'absence d'assurance pour sa voiture. 

Un an plus tard, même refus d'"assumer" dit la procureure, sauf que cette fois, rappelle-t-elle, la vie d'un homme a été mise en danger par un comportement violent, irresponsable "avec toujours plus de mauvaise foi et toujours plus de mensonges". L'ami chez qui il boit avant de prendre la route, dimanche, déclare également aux gendarmes : "_Il a joué, il a perdu, et je m'attendais à ce que ça lui arrive un jou_r". Ces mots interpellent sur un "comportement réitéré", selon les propres termes de l'avocat de la défense.

L'immaturité n'est pas une excuse, juge le tribunal

Ce dernier plaide l'immaturité de son client. À la barre, c'est d'ailleurs l'impression que le jeune renvoie. Il acquiesce à toutes les questions du tribunal, comme un enfant pris en faute, et répète "c'est pas bien, c'est carrément pas bien ce que j'ai fait, désolé". Mais au moment de s'expliquer, il se réfugie derrière l'argument du trou noir : non, il ne se rappelle pas avoir redémarré et accéléré, et non, il ne souvient pas d'avoir crié au pompier de lâcher prise. 

"Il prend tous les risques pour fuir ses responsabilités", explique son avocat, comme en juillet 2020, quand il va se réfugier chez ses parents. Un père et une mère surprotecteurs, qui font mine de ne pas voir les forces de l'ordre quant il se présentent à la maison. Mais "à 23 ans, on est un homme", rappelle la procureure. Un homme que les gendarmes découvrent roulé en boule dans son lit,  dimanche dernier, désormais obligé "d'assumer" les conséquences de ses actes.

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