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PORTRAIT - Alexia, jeune maman, a tout perdu dans l'incendie du plus gros squat de Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

Alexia (prénom d'emprunt) a 18 ans et est maman d'un petit garçon d'un an. Comme environ 500 autres personnes, elle vivait dans le squat du 44 avenue de Muret, à Toulouse, qui a été évacué mardi suite à un incendie. Et elle ne sait pas de quoi demain sera fait.

Alexia, 18 ans devant le squat du 44 avenue de Muret
Alexia, 18 ans devant le squat du 44 avenue de Muret © Radio France - Clémence Fulleda

Que vont devenir les 500 personnes qui squattaient le 44 avenue de Muret, à Toulouse ? L'ancien immeuble d'EDF occupé depuis mai dernier a pris feu ce mardi. Sur place, 90 pompiers ont réussi à éteindre les flammes et il n'y a pas eu de mort ni de blessé. Mais des centaines de personnes se retrouvent démunies en plein hiver. Environ 200 sont hébergés dans des gymnases, à Empalot et la Cépière ; d'autres dorment dans la rue ou chez des proches. Parmi les gens qui vivaient dans cet immense squat, dans conditions précaires, il y a beaucoup de migrants, de 22 nationalités des Africains, mais aussi des Albanais ou des Afghans. Certains sont demandeurs d'asile. D'autres sont français, comme Alexia.

"Je vis au jour le jour" 

Alexia a 18 ans, elle  vivait ds le squat de l'avenue de Muret depuis septembre dernier et elle a pu trouver refuge au gymnase de la Cépiere avec son bébé d'un an et son conjoint. Certes, il y avait des lits, mais "j'ai dû aller faire la manche pour faire manger mon bébé, car il n'y avait que du thon et du maïs".

J'ai dû aller faire la manche pour acheter à manger à mon bébé. - Alexia

Pour elle, la première urgence, c'est de récupérer quelques affaires. "Mardi soir, je suis rentrée pour récupérer la poussette et un biberon", raconte-t-elle. Ce mercredi après-midi, elle attendait pour pouvoir rentrer à nouveau. "Je n'ai plus d'affaires, j'aimerais récupérer la photo de ma mère qui est décédée", dit-elle. Alexia se dit en colère "contre l'Etat. On avait appelé la préfecture pour demander de l'aide bien avant cet incendie". La préfecture explique de son côté dans un communiqué ce mercredi soir que les gymnases d'Empalot ou encore de la Cépière resteront ouverts "jusqu’à ce  qu'une solution adaptée au regard de chaque situation personnelle puisse être mise en œuvre par l'Etat, en lien avec les services de la Mairie de Toulouse. Les locaux du site de l’avenue de Muret ne pourront pas être réintégrés, le bâtiment ne présentant pas les conditions de sécurité requises"

A ce jour, seulement 200 personnes dorment dans les gymnases, d'autres sont dans la rue ou chez des proches. Ce squat de l'avenue de Muret était le plus important que la ville ait jamais connu. Beaucoup d'occupants venaient du squat de la place Henri Russel. En comparaison, dans celui des Arènes, démantelé en 2017 et pointé comme une "mini jungle", 350 à 400 personnes y vivaient.  

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