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Faits divers – Justice

La garde à vue de Vincent Bolloré pour des soupçons de corruption en Afrique prolongée

mardi 24 avril 2018 à 11:21 - Mis à jour le mercredi 25 avril 2018 à 12:30 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

La garde à vue de l'industriel breton Vincent Bolloré a été prolongée mercredi matin à Nanterre dans l'enquête sur des soupçons de corruption entourant l'obtention par son groupe de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest. L'homme d'affaires est entendu depuis mardi matin.

Vincent Bolloré, le 19 avril à Paris.
Vincent Bolloré, le 19 avril à Paris. © AFP - ERIC PIERMONT

La garde à vue de l'homme d'affaires Vincent Bolloré a été prolongée mercredi matin. L'industriel et milliardaire de 66 ans est entendu depuis mardi matin dans les locaux de la police à Nanterre. Une information judiciaire est ouverte notamment pour corruption. Elle porte sur les conditions d'acquisition, en 2010, de deux terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré à Lomé, au Togo, et à Conakry, en Guinée. 

L'arrivée au pouvoir de dirigeants africains facilitée ?

D'après le journal Le Monde, qui a révélé l'information, les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains. Ils auraient assuré des missions de conseil et de communication sous-facturées. Leur objectif était apparemment d'obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.

Une perquisition avait déjà eu lieu en avril 2016 à la tour Bolloré de Puteaux (Hauts-de-Seine), siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics, en particulier dans les bureaux de Vincent Bolloré, alors PDG du groupe.

Plusieurs autres cadres du groupe en garde à vue 

Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue ce mardi, d'après Le Monde : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international  de l’agence de communication Havas.

Le groupe Bolloré "dément formellement" 

Après l'annonce de cette garde a vue, le groupe Bolloré a indiqué qu'il "dément formellement" des irrégularités dans des activités en Afrique. "Le groupe Bolloré dément formellement que sa filiale de l'époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence", a écrit le groupe dans un communiqué.

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