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Faits divers – Justice

Sur Facebook il posait avec une arme en menaçant Emmanuel Macron : six mois de prison avec sursis pour un Drômois

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Un drômois de 44 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de 18 mois par le tribunal correctionnel de Valence (Drôme), vendredi 25 janvier. Il avait écrit "Macron on vient te chercher" sur Facebook en posant avec une arme.

Le palais de justice de Valence dans la Drôme. © Radio France - Stéphane Milhomme
Le palais de justice de Valence dans la Drôme. © Radio France - Stéphane Milhomme

Valence, France

Un homme originaire de Romans-sur-Isère (Drôme) a été condamné vendredi 25 janvier à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Valence.  Début janvier, il avait posté sur Facebook une photo de lui, encapuché, portant une arme de type kalachnikov, avec ces mots légendant l'image : "Macron on vient te chercher". Le message avait fait l'objet d'un signalement et les gendarmes ont interpellé cet homme de 44 ans jeudi 24 janvier, jour de la visite du chef de l'État dans la Drôme. L'arme s'était révélée factice, de "type airsoft" selon les enquêteurs.

"Je ne suis jamais allé sur un rond-point"

À l'audience, il explique que l'arme appartient à l'un de ses amis, chez qui, le 5 janvier, il est allé passer la soirée. "On avait bu de trop", détaille le Romanais qui répète plusieurs fois ses "regrets". Son ami l'a pris en photo avec l'arme, image qu'il a le soir-même postée sur les réseaux sociaux via son compte Facebook en ajoutant la légende menaçante envers le président de la République. "C'était une fanfaronnade, une surenchère dans le commentaire d'un groupe de gilets jaunes", se défend l'accusé.

Ses antécédents judiciaires datent d'avant 2006, il est père divorcé de quatre enfants, touche le RSA et a des problèmes de santé. L'homme tient à préciser qu'il n'a participé à aucune manifestation de gilets jaunes : "Je ne suis jamais allé sur un rond-point, je ne cherche pas à renverser le gouvernement". Quand un des juges tente de comprendre comment lui, d'apparence raisonnée et conscient de ses actes à la barre, a pu prendre une telle photo, l'accusé ne fournit pas d'explication à part l'abus d'alcool. 

Le tribunal le condamnera à six mois de prison avec sursis, dix-huit mois de mise à l’épreuve et une obligation de soins pour éviter tout problème avec l'alcool. Une peine conforme aux réquisitions du parquet qui avait dénoncé "l'inconscience désolante" du prévenu.