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Faits divers – Justice

Pour prévenir les traversées de migrants, les gendarmes multiplient les patrouilles, sur le littoral

lundi 21 janvier 2019 à 2:06 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Depuis la multiplication des traversées de migrants, la surveillance du littoral s’est renforcée, en plus des moyens engagés en mer pour repérer et secourir les réfugiés. Entre Boulogne et Calais, les gendarmes patrouillent de nuit. Immersion au cœur de cette opération de surveillance des plages.

Pour tenter d'enrayer la hausse des traversées de migrants, les gendarmes multiplient les patrouilles sur le littoral, dès la fin de journée.
Pour tenter d'enrayer la hausse des traversées de migrants, les gendarmes multiplient les patrouilles sur le littoral, dès la fin de journée. © Radio France - Matthieu Darriet

Ambleteuse, France

Cette nuit-là est étoilée, la lune est claire et la mer calme. Des conditions idéales pour tenter la traversée. Les gendarmes du Pas-de-Calais ne sont pas en patrouille par hasard. Leur mission ouvrir l’œil sur une vingtaine de kilomètres de côte, très sensible, entre Ambleteuse et Escalles. 

Des découvertes à chaque patrouilles

La première étape est un blockhaus à vérifier, explique l’adjudant Dufresne : "Un blockhaus, c'est toujours un endroit où on peut retrouver des gilets de sauvetage, des jerricanes d'essence, des moteurs, des bateaux, ou des papiers et des traces de feu."

Des motos tout-terrain permettent de quadriller plus efficacement les dunes. - Radio France
Des motos tout-terrain permettent de quadriller plus efficacement les dunes. © Radio France - Matthieu Darriet

Cette fois, rien, dans ces vestiges en baie de Slack. La progression des gendarmes se poursuit alors à travers les dunes, à pieds. Mais le renfort de deux motos tout terrain est précieux ; si bien que, rapidement, les gendarmes tombent sur un possible point de départ de traversée. Il y a même des documents : "C'est un procès-verbal qui a été établi par la police aux frontières, à Coquelles, avec une personne iranienne. Et puis avec, il y a une couverture de survie et une carte Sim étrangère... et ça donne directement sur la plage." Après cette découverte, la fouille du secteur se fait plus précise, à la recherche des migrants concernés, en vain. 

Dans leurs patrouilles, les gendarmes utilisent des jumelles thermiques pour détecter les présences humaines la nuit.  - Radio France
Dans leurs patrouilles, les gendarmes utilisent des jumelles thermiques pour détecter les présences humaines la nuit. © Radio France - Matthieu Darriet

Grace aux renforts des réservistes, c’est une vingtaine d’homme qui vont se relayer toute la nuit, sur le terrain, avec des lampes puissantes et des jumelles nocturnes, entre le mains du brigadier-chef Vanhoutte: "Elles sont là pour détecter les sources de chaleur. On voit en noir et blanc et tout ce qui est visage et mains apparaissaient en rouge. La nuit, on ne voit pas au-delà de 20 à 30 m, mais avec ça, on peut plus détecter une présence."

Un hélicoptère en appui

Cette surveillance du littoral est opérée de nuit, mais elle commence dès la fin d’après-midi, pour permettre une prise de contact avec les habitants et les élus engagés dans la "participation citoyenne", comme Christophe Paque. Il est adjoint au maire d’Ambleteuse : "On met des petits messages sur notre page facebook, pour permettre de faire remonter les informations aux gendarmes.

Les patrouilles commencent de jour, à pieds, pour permettre une prise de contact avec la population et une collecte d'informations. - Radio France
Les patrouilles commencent de jour, à pieds, pour permettre une prise de contact avec la population et une collecte d'informations. © Radio France - Matthieu Darriet

Les contrôles sont très appuyés sur la route départementale littorale, qui relie Calais à Boulogne, et qui est utilisée par les passeurs. Et puis les gendarmes ciblent leur attention, raconte le Capitaine Eric Binet qui commande les opérations : "La difficulté étant de couvrir tout le territoire on essaie d'être présents dans les endroits les plus stratégiques, comme le Cran aux oeufs qui permet de voir loin et d'appréhender les personnes qui seraient dissimulées sur la plage."

Dans cette surveillance des plages, les gendarmes reçoivent régulièrement le soutien d‘un hélicoptère, en attendant de pouvoir utiliser un drone. Un dispositif complémentaire de celui déployé en mer pour repérer et secourir les réfugiés.