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Faits divers – Justice

Pour régler une dette de stupéfiants, ils avaient multiplié les braquages

mercredi 1 août 2018 à 3:05 Par Anne Patinec, France Bleu Loire Océan

Deux jeunes de 27 et 29 ans étaient jugés ce mardi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire pour une série de braquages en décembre 2016 en Loire-Atlantique. Ils ont été condamnés à quatre ans d'emprisonnement dont deux ans avec sursis pour l'un et un an pour l'autre.

Les deux prevenus restent derrière les barreaux
Les deux prevenus restent derrière les barreaux © Radio France - Anne Patinec

Loire-Atlantique, France

En décembre 2016, à plusieurs reprises, les deux prévenus s'en sont pris à des employés de magasins au moment de la fermeture de leur commerce, en les menaçant avec une arme (qui s'est avérée factice) ou avec une bombe lacrymogène. Une fois c'est une station-service, une autre un supermarché  ou un magasin d'articles de décorations. Les deux hommes surgissent cagoulés et vêtus de noir. L'un reconnaît les faits, l'autre les conteste. Mais pour les deux, leurs traces de pas ont été repérées sur place par les enquêteurs, leurs téléphones sont détectés à proximité des lieux de braquages, et leurs traces ADN sont découvertes sur les cagoules et les gants. Les deux prévenus comptent déjà chacun une vingtaine de condamnations à leur actif, notamment pour vols. 

Des victimes encore traumatisées

C'est par exemple cette jeune fille assise au banc des parties civiles qui essuie des larmes quand son avocate évoque le calvaire vécu ce soir de décembre 2016. Alors qu'elle fermait la station-service dans laquelle elle travaillait, l'employée est poussée à terre puis menacée avec une arme sur la tempe. Elle ne doit son salut qu'au déclenchement de l'alarme. Depuis ce soir-là, elle n'est plus la même, elle a dû quitter son emploi, elle est retournée vivre chez ses parents et redoute toujours des représailles selon son avocate. Son voisin de banc, qui travaille dans un supermarché de Pontchateau, raconte lui aussi la peur et la violence quand les braqueurs lui ont déversé une bombe lacrymo sur la tête. D'autres victimes n'ont même pas le courage d'assister à l'audience.Un homme s'est par exemple fait voler sa voiture alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans son entreprise. 

Dans le box, les deux prévenus restent impassibles. L'un reconnaît les faits et explique que ces vols de voitures et ces braquages, "c'est la seule solution rapide qu'il a trouvée pour régler une dette de stupéfiants de 3 000 euros".