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Pourquoi des monuments aux morts sont-ils la cible de dégradations en Charente ?

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Par , France Bleu La Rochelle

En 48 heures, on vient d'apprendre la dégradation de deux monuments aux morts en Charente. A Nersac, la plaque commémorative a disparu. A Salles-de-Barbezieux, la plaque en marbre vitrifié a été arrachée et cassée au sol. L'explication de la valeur marchande de ces objets ne suffit donc pas.

Le monument aux morts de Nersac après le vol de sa plaque commémorative
Le monument aux morts de Nersac après le vol de sa plaque commémorative © Radio France - Pierre MARSAT

A Nersac, la plaque commémorative des enfants de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale représente une fourragère d'un mètre de haut avec, en médaillon, le portrait d'un poilu. C'est une plaque en étain, qui n'a que peu de valeur marchande par rapport à du cuivre, du bronze, ou du marbre. A Salles-de-Barbezieux, à côté de l'église, la plaque en marbre vitrifié a été réparée il y a trois ans, pour le centenaire de l'Armistice de 1918, car elle était très abîmée. La plaque n'a pas été volée, mais elle a été cassée au sol. La gendarmerie a ouvert deux enquêtes sur ces faits, et ne peut pas encore faire un rapprochement entre les deux événements, mais ils auraient été commis tous deux pendant le weekend, à une demi-heure de route l'un de l'autre.

"c'est une infamie"

Pour Philippe Morin, délégué départemental adjoint en Charente du Souvenir Français, qui est une association qui entretient les monuments aux morts et la mémoire des soldats tombés pour la France,  "c'est une infamie parce qu'on rend hommage à des personnes qui ont fait le sacrifice de leur vie. S'attaquer à ces monuments, à toute la symbolique qui entoure la présence sur les champs de bataille, dont certains n'ont jamais été retrouvés parmi ces combattants, c'est infamant. Je ne peux que lancer un appel à ceux, s'ils m'entendent, qui ont commis ce forfait : qu'ils restituent ce qu'ils ont soustrait à la mémoire collective. On ne peut pas admettre que l'on s'en prenne à la mémoire de personnes qui ont été fauchées dans leur jeunesse". Comment expliquer un tel geste ? Financièrement, ce n'est pas grand'chose ? "C'est rien du tout, c'est petit, c'est mesquin", répond Philippe Morin. "De qui cela peut-il être l'oeuvre ? ce peut être pour le prix du métal, ou des collectionneurs. Il y a un devoir de mémoire, de respect à l'égard de ceux qui nous ont précédés, qui ont été fauchés. On ne peut pas admettre que les choses en restent en l'état. On ne peut pas admettre que se développe ce type d'actions".

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