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Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire de pédophilie à l'école de Villefontaine

Pourquoi leurs enfants ont-ils été abusés dans leurs classes pendant plusieurs années par un instituteur ?

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Par , France Bleu Isère

Sept familles portent plainte contre l'Education nationale auprès du parquet de Grenoble. Les parents veulent savoir si l'Education nationale porte une responsabilité dans les actes commis par Romain Farina, le professeur des écoles qui s'est suicidé en prison au printemps 2016.

Me Rajon reçoit une maman de victime qui porte plainte
Me Rajon reçoit une maman de victime qui porte plainte - Gerard Fourgeaud

Bourgoin-Jallieu, France

Trois ans après le suicide en prison de l'instituteur pédophile, Romain Farina, sept familles de victimes (des Avenières et Sainte-Clair-de-la Tour) ont porté plainte vendredi 21 juin auprès du procureur de la république de Grenoble. Leur avocat, Me Rajon du barreau de Lyon, a donné une conférence de presse ce mercredi 26 juin, pour s'expliquer en présence d'une des mamans de victimes.   

Y-a-t-il eu des manquements et mise en danger ?

Cette plainte vise trois instances de l'Education nationale : l'inspecteur de l'Education nationale, le recteur et la directrice départementale de l'Education nationale, en tant que représentants légaux de leur administration. Plainte pour non assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d'autrui.  C'est donc au procureur de la République de prendre une décision pour ouvrir une enquête ou rejeter la demande.  

Ces parents n'ont jamais admis que l'affaire soit classée, éteinte, il y a trois ans après le suicide du coupable présumé. Ils n'admettent pas plus que l'Education nationale s'en soit lavé les mains. Najat Vallaud-Belkacem avait dit que les condamnations de l'instituteur pédophile n'avait jamais été transmises par la justice à l'Education nationale. La ministre socialiste dégageait ainsi la responsabilité juridique de l'institution.   

Dès 2001, l'affaire aurait-elle pu éclater ?

Pourtant les parents des nombreuses victimes pensent encore que des cadres de l'Education nationale, des collègues de travail de Romain Farina, ont pu être entendus dans les nombreuses enquêtes. Déjà en 2001, une enquête avait été ouverte pour atteinte sexuelle sur une de ses petites élèves. En 2008, une autre avait aboutit à sa condamnation par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu pour détention d'images pédo-pornographiques. Enfin la dernière enquête pour ses méfaits dans les écoles des Avenières, de Sainte-Clair-de-la-Tour et Villefontaine avait été classée.

Leur avocat demande au parquet l'ouverture d'une information judiciaire et la nomination d'un juge d'instruction. L'idée c'est de se replonger dans toutes ses enquêtes pour savoir qui avait été entendu à l'époque,  pour relire les actes d'investigation. Maître Rajon, leur avocat, rappelle que les parents respectent la présomption d'innocence, mais qu'ils veulent savoir pourquoi leurs enfants ont été violés en toute impunité pendant des années dans plusieurs écoles différentes. 

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