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Faits divers – Justice
Dossier : Attaque à la préfecture de police de Paris

Attaque à la préfecture de police de Paris : la piste terroriste ne serait plus privilégiée

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Par , France Bleu

L'enquête se poursuit après l'attaque à la préfecture de police qui a eu lieu le jeudi 3 octobre. Selon les informations de France Inter, la piste terroriste n'est plus privilégiée par les enquêteurs.

L'attaque à la préfecture de police de Paris a eu lieu le jeudi 3 octobre.
L'attaque à la préfecture de police de Paris a eu lieu le jeudi 3 octobre. © Maxppp - Delphine Goldsztejn

Le geste de Mickaël Harpon, l'homme qui a tué quatre personnes lors de l'attaque à la préfecture de police de Paris, s'expliquerait d'abord par "un délire mystique et suicidaire" selon une source proche l'enquête. Ce mercredi 30 octobre, France Inter révèle que la piste terroriste n'est donc plus privilégiée : aucun élément ne permet à ce jour d'affirmer qu'il s'agit d'un acte terroriste, selon cette même source.

"Délire suicidaire" et frustration professionnelle

L'audition de l'épouse de l'assaillant et les différents éléments recueillis font dire aux enquêteurs que le geste de cet homme serait d'abord lié à "un délire mystique et suicidaire", sur fond de frustration professionnelle, aggravée par son handicap de surdité.

Sa radicalisation religieuse et ses relations avec une mouvance salafiste dans sa mosquée de Gonesse, ne sont pas, à ce stade, considérées comme le moteur principal. Pour l'heure, les services de renseignement n'ont trouvé aucun lien avec une organisation terroriste islamiste. Aussi, les vidéos du groupe Etat Islamique, retrouvées dans une clé USB du travail, appartenaient finalement à des policiers de son service. Mickaël Harpon s’occupait justement de transférer les contenus informatiques lorsque des agents changeaient de poste.

Au lendemain de l'attaque, le Parquet national antiterroriste (PNAT) avait été saisi de l'enquête. Contacté mardi soir par France Inter, le PNAT rappelle que les deux juges d'instruction nommés ces derniers jours doivent encore préciser les motifs de son passage à l'acte.

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