Faits divers – Justice

Premier jour du procès de l'affaire Maxime Walter : le chirurgien nie toute faute

Par Aude Raso, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass vendredi 27 mars 2015 à 14:51 Mis à jour le mardi 31 mars 2015 à 6:13

Procès Maxime Walter jour 1 docteur Moog

Il y a sept ans, un adolescent de 15 ans, Maxime Walter, mourait au CHU de Hautepierre, deux jours après une violente chute de vélo. Ce lundi s'est ouvert, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, le procès du docteur Moog, chirurgien spécialiste en pédiatrie, poursuivi pour "homicide involontaire".

"J'ai suivi les recommandations" . Voilà comment le docteur Raphaël Moog a conclu son audition devant le tribunal correctionnel de Strasbourg ce lundi. Premier jour de son procès pour "homicide involontaire" sur Maxime Walter, 15 ans.

Le 21 septembre 2008, l'adolescent fait une chute de vélo. Admis aux urgences pédiatriques de Hautepierre, il n'aurait pas été vu par le docteur Moog, le chirurgien d'astreinte qui a décidé, au téléphone, de ne pas lui enlever la rate et qui a demandé des transfusions de sang. Deux jours plus tard, Maxime meurt à l'hôpital. Selon l'autopsie, son décès est lié à une hémorragie interne et aux multiples transfusions qui ont détruit de nombreux organes.

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Le docteur Moog a été longuement interrogé par la présidente du tribunal, le procureur et les avocats. Il lui a surtout été reproché son arrivée tardive à l'hôpital , plusieurs heures après un scanner qui confirmait la lacération de la rate chez Maxime Walter. Le prévenu s'est défendu en expliquant que son interne ne lui avait pas fourni d'informations assez précises. "Je ne vais pas me déplacer à chaque fois qu'on m'appelle !" a-t-il ajouté .

Le docteur Moog a en tout cas bénéficié du soutien des médecins du CHU de Hautepierre venus témoigner, vantant ses qualités de médecin et refusant de juger les décisions de leur collègue. Au point d'énerver la présidente du tribunal et l'un des avocats des parties civiles : "Vous êtes un clan !" a lancé Me Bettcher à l'adresse des médecins .

La deuxième journée est consacrée ce mardi à l'audition des experts, dont les rapports établis au moment de l'instruction sont très sévères avec le prévenu.