Faits divers – Justice

Première journée aux Assises : les frères Toinon nient en bloc

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 7 février 2014 à 21:23

Les scellés du procès Toinon aux Assises de la Loire
Les scellés du procès Toinon aux Assises de la Loire © Radio France - Sandrine Morin

La cour d'assises de la Loire a examiné, vendredi, la personnalité des frères Toinon. Aurélien et Johan Toinon sont accusés de l'assassinat de leur mère adoptive, le 15 juillet 2010 à Saint-Galmier. Annie Toinon, qui était dans son lit, a succombé à des coups de barres métalliques.

Les deux frères Toinon sont jugés depuis vendredi et pendant toute la semaine prochaine. Ils nient en bloc les faits qui leur sont reprochés. Vendredi, la cour a examiné avec la personnalité des deux frères (avec l'audition des experts psychiatre et psychologue). Il a aussi été beaucoup question d'une agression qui avait eu lieu dans la famille 10 ans avant les faits. Le grand-père avait été tabassé à coup de téléviseur par Aurélien en novembre 2000.  Il était mort un mois plus tard sans qu'on puisse faire de lien de cause à effet. Son avocate Olivia Mavridorakis estime qu'on s'attarde beaucoup trop sur l'agression du grand-père. "Je vois quelqu'un d'intégré et de tout à fait sociable" dit-elle, "il s'agit pas de minimiser l'agression avec le grand-père, mais c'est un petit peu dommage qu'on le mette en avant par rapport à l'agression de sa maman".

Toinon samedi SON

Sur les bancs des parties-civiles, il y a le reste de la famille Toinon. Les quatre enfants ont rompu les ponts avec leur père, qui depuis le drame, ne leur adresse pas la parole et a refait sa vie. C'est une famille aujourd'hui très divisée.

Le reportage de Sandrine Morin

Il reste la question du mobile de l'assassinat. Il semble que le tribunal mette en avant un incident qui a eu lieu deux ans avant le drame. Aurélien Toinon, le plus âgé des frères, pensait reprendre la ferme de son père... qui au dernier moment a vendu les 35 hectares de ces terres. Ce mobile, Olivia Mavridorakis, l'avocate d'Aurélien, réfute totalement. "C'est pas le mobile mis en exergue par le juge d'instruction,  (...) pas une vengeance (...). Oui, ça l'a profondément marqué, mais ça intervient deux ans avant les faits, ce n'est pas un projet criminel" dit-elle.

Olivia Mavridorakis, au micro de Sandrine Morin

Ce lundi, la cour va examiner les faits, notamment avec l'audition des gendarmes.

L'affaire Toinon : le précédant de l'agression du Grand-Père.

Lire aussi : notre dossier "Le procès des frères Toinon"

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