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Faits divers – Justice

Près de 2000 disparitions de mineurs sont signalées chaque année en Côte-d'Or

jeudi 31 mai 2018 à 18:42 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

Depuis quelques jours, une campagne d'affichage choc sur les disparitions de mineurs fleurit dans Dijon. Elle met en avant le 116 000, le numéro européen à disposition des familles. Chaque année près de 2000 mineurs disparaissent en Côte-d'Or.

Une campagne d'affichage a été déployée dans Dijon ces jours-ci
Une campagne d'affichage a été déployée dans Dijon ces jours-ci - CFPE enfants disparus

Côte-d'Or, France

Le visage d'une femme qui pleure avec ce message : "votre enfant a disparu, appelez le 116 000". Cette campagne d'affichage a été lancée le 25 mai à Dijon et dans toute la France à l'occasion de la journée mondiale des enfants disparus. Le 116 000 c'est le numéro de téléphone européen mis à disposition pour les familles et lancé en France en 2009, encore trop peu connu. Huit familles côte-d'oriennes ont été accompagnées l'an dernier par l'association, alors que près de 2000 disparitions de mineurs sont signalées chaque année dans le département. 

"Il faudrait que le 116 000 soit aussi connu que le 119 qui est le numéro pour les enfants maltraités, mais c'est loin d'être le cas" regrette Anne Larcher, la directrice de l'association qui gère ce numéro de téléphone. Au bout du fil, les familles dont les enfants disparaissent peuvent joindre gratuitement 24h/24 et 7 jours/7 des aidants, des psychologues et même des juristes. 

Il n'y a pas de profil type 

En Côte-d'Or, il y a eu 1521 disparitions de mineurs signalées au commissariat de Dijon et près de 200 à la gendarmerie pour l'année 2017. Dans la plupart des cas ce sont des fugues, et les mineurs sont en général retrouvés assez rapidement. 

Les profils de ces mineurs qui disparaissent sont assez variés : "ça peut aller du simple jeu d'enfants qui dure un peu trop longtemps à l'enlèvement parental, explique le général Olivier Kim, qui commande la région de gendarmerie. Il y a des enfants qui fuguent parce qu'ils ont un mal-être, qu'ils veulent attirer l'attention, et qui se sentent mal-aimés. D'autres fuguent pour de bonnes raisons, comme _de la maltraitance_. Il n'y a pas de profil type, tout mineur peut un jour disparaître de façon inquiétante." 

Et selon les chiffres nationaux, les filles sont autant concernées que les garçons. Les mineurs de plus de quinze ans 

La force des réseaux sociaux 

Depuis quelques années, parents, associations et forces de l'ordre partagent certains avis de disparition sur les réseaux sociaux. "On fait ça quand on voit que l'enquête n'aboutit pas, explique le général Olivier Kim. Il y a quelques temps, un avis de disparition en Côte-d'Or a été partagé plus de 30 000 fois et c'est grâce au message que l'affaire a été résolue. Les réseaux sociaux peuvent aussi nous donner des indices." 

Anne Larcher confirme que partager un appel à témoins sur les réseaux sociaux est un bon réflexe, "surtout quand on fait partie du même secteur géographique, ou qu'on est un proche de la famille." Le seul problème c'est que ces avis ne sont pas souvent supprimés, ils peuvent donc réapparaître quelques années plus tard sur la toile, alors qu'on sait que l'enfant a été retrouvé : "il faut que les internautes fassent attention à la date de la disparition et de la publication de l'avis. Parce que ça peut être _très douloureux pour une famille de voir resurgir ce genre de messages_, et ça peut être discriminant pour un jeune qui cherche un stage ou un emploi, si quand on tape son nom on tombe sur des choses qui finalement ne regardent personne."