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Près de deux ans de prison pour avoir poussé un homme du pont de Villeneuve-sur-Yonne

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Par , France Bleu Auxerre

Un homme de 22 ans domicilié à Villeneuve-sur-Yonne a été condamné ce mardi en comparution immédiate par le tribunal de Sens à 23 mois de prison ferme. Vendredi soir, alcoolisé, il avait poussé dans l’Yonne un homme avec qui il était en conflit, d’une hauteur de 5,80 mètres.

La chute de près de 6 mètres aurait pu être fatale à la victime, sortie inconsciente de l'eau
La chute de près de 6 mètres aurait pu être fatale à la victime, sortie inconsciente de l'eau © Radio France - Renaud Candelier

"Si personne n’était allé le récupérer, il serait mort", déclare un pompier le vendredi soir, après la chute de la victime dans l’Yonne. "La chute a été tellement forte que l’homme en a perdu ses vêtements", indique le procureur de la République. 

Une rixe vendredi soir

Ce soir-là, les gendarmes sont amenés à intervenir pour une rixe à Villeneuve-sur-Yonne. C’est dans ce contexte d’alcool et de tension entre plusieurs personnes que le prévenu va régler un conflit avec un autre, sur fond de querelle amoureuse, alors que les pompiers s’occupent d’une autre victime.  

- "Vous aviez insulté la victime avant les faits", interroge le tribunal.
- "Non, je ne l’ai pas insulté", rétorque le prévenu, "je lui ai dit d’aller se faire enc****"

Une chute dans l'eau de près de six mètres

A ce moment-là, comme plusieurs autres personnes, la victime est assise sur le parapet, dos à la rivière, les jambes ballantes, alcoolisée.  Le prévenu pousse l’homme à deux mains, son corps touche la tête du pont, puis tombe dans l’eau. Les trois frères du prévenu sautent à l’eau et portent secours à la victime, inconsciente. "Vous savez que vous avez risqué les Assises ?", demande la Présidente, "vous savez ce que c’est ?" Le jeune homme ne sait pas.

Un conflit qui dure depuis deux ans

"Ils me harcèlent depuis deux ans, m’insultent à chaque fois que je les croise", explique le prévenu, à propos de la victime et ses amis. Ce soir-là, tout le monde a bu. Lui, a un gramme d’alcool par litre de sang. 

- "On n’a pas encore parlé de votre rapport à l’alcool", interroge la Présidente, "vous buvez de la bière, du vin et des alcools forts".
- "De la bière oui, mais pas du vin", précise le prévenu.
- "Et vendredi soir qu’aviez-vous bu ?"   - "J’avais bu quelques verres de rosé."
- "Et ça, ce n’est pas du vin ?"
- "Non, ce n’est pas pareil". 

Le prévenu ne prend pas son médicament

L’alcool n’est pas le principal problème. A 22 ans le jeune homme ne prend pas le médicament que lui a prescrit son psychiatre. Sinon, j’ai l’impression d’être zombie, commente le prévenu. Impulsif encore une fois, en garde à vue il tente d’empêcher les gendarmes de le placer en cellule et blesse légèrement une militaire. Des faits de rébellion commis en récidive. Il avait déjà été condamné en mars de cette année pour outrage, rébellion et usage de stupéfiants.

"Dans ce milieu, on ne porte pas plainte" - Me Florence Boivin, avocate du prévenu

Le parquet réclame trente mois de prison avec mandat de dépôt. La défense réplique en racontant la vie ce jeune homme, salarié en CDI mais qui fréquente un petit milieu conflictuel à Villeneuve-sur-Yonne où tout se sait vite. "Dans ce milieu, on ne porte pas plainte, on ne croît pas à l’utilité des gendarmes", analyse l’avocate qui interroge : "pensez-vous que presque trois ans de prison (avec la révocation d’un précédent sursis, ndlr) c’est cela qui va aider mon client à s’en sortir ?"

"Il est dangereux pour les autres", estime de son côté le parquet, "en poussant la victime d’un pont, il savait très bien ce qu’il faisait". Le tribunal décide de dix-mois de prison ferme, auxquels s'ajoutent la révocation de cinq mois avec sursis, de sa condamnation de mars. Le tribunal le condamné aussi à une obligation de soins. Il a interdiction d'entrer en contact avec la victime.

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