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Près de Rennes, les gendarmes défoncent la porte de leur appartement par erreur

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Au sud de Rennes, le 22 mai dernier, un couple a eu la mauvaise surprise de voir arriver des gendarmes dans son appartement au petit matin. Venus interpeller un suspect dans une affaire de trafic de drogue, les militaires se sont trompés d'appartement. Depuis, le couple est sous le choc.

Après le passage des gendarmes, la porte ne pouvait plus être fermée.
Après le passage des gendarmes, la porte ne pouvait plus être fermée. - DR

"Je dors mal la nuit et je sursaute au moindre bruit." Assise sur le canapé de son salon, Mathilde (prénom d'emprunt) raconte comment elle est encore marquée par le terrible réveil qu'elle a vécu le vendredi 22 mai dans son appartement près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Prise d’insomnie, la jeune femme de 27 ans vient de passer la nuit sur son clic-clac. Vers 6h du matin elle entend des coups dans sa porte d'entrée. "Au premier coup j'ai pensé que c'était un rêve. Au deuxième je me suis vraiment inquiétée et au troisième j'ai vu arriver une dizaine d'hommes en gilet pare-balle avec des lampes torches et un bélier. Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il se passait."

Une erreur des gendarmes

Les hommes en noir sont en fait les gendarmes à la recherche d'un trafiquant de drogue. Sauf qu'ils se sont trompés d'appartement. Celui qu'ils visent se trouve à l'autre bout du palier. "Ils cherchaient un homme et se sont dirigés vers la chambre où dormait mon compagnon. J'ai dit que ça ne servait à rien de forcer la porte mais ils ont utilisé le bélier et fait deux trous." Les traces sont d'ailleurs visibles un mois et demi plus tard. Dans la chambre, Baptiste (prénom d'emprunt) ne comprend pas non plus ce qu'il se passe.

La porte de la chambre porte encore les traces de l'intervention des gendarmes.
La porte de la chambre porte encore les traces de l'intervention des gendarmes. © Radio France - Benjamin Fontaine

"Je ne savais pas qui était de l'autre côté. Je n'ai d'ailleurs plus trop de souvenir. Ce dont je me souviens bien c'est que je me suis retrouvé menotté sur le lit. Ils m'ont demandé mon identité. Je l'ai donnée et là ils ont compris qu'ils venaient de commettre une erreur." Les gendarmes détachent le trentenaire et repartent en s'excusant. Le couple reste sous le choc. Plus tard dans la matinée, il reçoit la visite d'un représentant de la gendarmerie. De nouvelles excuses sont présentées. "Ils ont été très corrects," raconte Mathilde.

Mais la porte d'entrée reste battante. Sans serrure. La jeune femme appelle son assurance. Un serrurier intervient dans la journée pour réparer la porte et lui mettre un verrou. "Mais les ennuis ont commencé ensuite. L'assurance, la propriétaire et notre bailleur se renvoient la balle. Les choses traînent. Ils ne comprennent pas que nous sommes aussi victimes." Il y a quelques semaines, un menuisier est venu poser une nouvelle porte. "Mais elle laisse passer la lumière et elle est trop légère. On ne se sent pas en sécurité," confie Mathilde, plutôt remontée. Depuis l'intervention des gendarmes, elle souffre d'un syndrome post-traumatique. "Je suis suivie en psychothérapie."

Pas de nouvelle porte avant le mois de septembre

De son côté, le groupe Giboire Immobilier assure qu'il comprend la situation et le choc émotionnel vécu par les locataires. Il s'engage à prendre en charge les frais et les réparations. "Un menuisier est intervenu pour installer cette nouvelle porte mais en raison des délais de livraison, la définitive ne pourra pas arriver avant le mois de septembre." Un délai trop important pour Mathilde et Baptiste qui se sont rapprochés d'un avocat pour voir aboutir leurs démarches.

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