Faits divers – Justice

Près de Toulouse, au centre de rétention de Cornebarrieu, les policiers de la PAF au bord du burn-out

Par Jean-Marc Perez, France Bleu Toulouse mardi 21 avril 2015 à 7:40

FBToulouse Centre de rétention de Cornebarrieu
FBToulouse Centre de rétention de Cornebarrieu © maxppp

Après les CRS toulousains pour cause de plan Vigipirate, c'est au tour des hommes de la Police de l'air et des frontières de se mettre en arrêt maladie. Ce lundi les deux tiers des policiers afféctés au centre de rétention de Cornebarrieu étaient en arrêt maladie.

En ce début de semaine les deux tiers des policiers en service au centre de rétention de Cornebarrieu près de l'aéroport de Toulouse-Blagnac étaient en arrêt maladie selon le syndicat policier UNITE SGP Police FO.

Maladie, dépression, les hommes de la Police de l'air et des frontières affectés à ce centre qui accueille les migrants en situation irrégulière et en attente d'une reconduite aux frontières, dénoncent leurs conditions de travail. Un centre auquel sont rattachés au total 120 policiers.

Stress et manque croissant d'effectifs selon le syndicat sont à l'origine de cette hécatombe. Il y a quelques jours c'étaient les CRS toulousains qui tiraient eux la sonnette d'alarme à cause de la pression du plan Vigipirate. A Cornebarrieu, les policiers attendent des mesures de leur hiérarchie pour améliorer une situation devenue intenable selon Cédric Vergé, le représentant d'Unité SGP FO de la PAF Midi-Pyrénées interrogé par Marine Valhovic.

FBToulouse Cedric Vergé Unité SGP FO de la PAF "la sécurité des fonctionnaires mais aussi des migrants n'est pas assurée"