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Grâce à la solidarité entre services, la justice n'a pas de retard à Saint-Étienne selon la présidente du TGI

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La justice a bien réagi à la crise à Saint-Étienne selon la présidente de son Tribunal de Grande Instance invitée de France Bleu ce lundi.

Marie-France Bay-Renaud, présidente du TGI stéphanois.
Marie-France Bay-Renaud, présidente du TGI stéphanois. © Maxppp - Yves Salvat

Comme d'autres secteurs, la justice aura vécu une année 2020 très particulière et 2021 repart sur les mêmes bases.

Invitée : Marie-France Bay-Renaud, présidente du TGI de Saint-Etienne

Est ce que ça aura été une année au ralenti pour la justice stéphanoise ? 

Marie-France Bay-Renaud, présidente du TGI de Saint-Étienne : Une année différente plutôt que ralentie. Nous avons été effectivement ralentis dans les deux premiers mois de l'année du fait de la grève des avocats puis avec les deux mois de confinement dur où personne n'avait le droit de venir en juridiction. Les magistrats, les fonctionnaires de greffe étaient présents mais nous avons énormément rattrapé entre le 11 mai et le 31 décembre. C'est ce que montrent aujourd'hui nos statistiques avec même des stocks qui ont diminué au 31 décembre 2020 par rapport au 31 décembre 2019.

La difficulté résidait dans les dossiers qui nécessitaient du présentiel ?

Au pénal naturellement il faut juger en présentiel, c'est le principe. Dans ce secteur il y a un stock important et il y aura peut-être en 2021 un plan d'apurement pour le faire diminuer. C'est vrai aussi dans une moindre mesure aux affaires familiales mais là nous avons constaté une diminution de nos affaires. 

La période a-t-elle soudé votre équipe ?

Il y a eu un décloisonnement au sein de la juridiction. Là où il y avait le service pénal, l'instruction, le tribunal pour enfants, l'application des peines, certains services on été à un moment donné très impacté. Sur la 2e semaine de septembre, sur les 34 magistrats du siège, 13 étaient soit cas contact soit atteint du Covid. Là nous avons vu naitre une chaine de solidarité. Un juge d'instruction se déportant vers le tribunal pour enfants. Un juge de la liberté et de la détention, ancien juge d'instance prenant en charge l'audience des baux d'habitation. Sur l'année 2020 on a pu constater si ça marche ou ça ne marche pas. Aujourd'hui on peut dire que sur le tribunal judiciaire de Saint-Étienne, ça marche.

En 2021, comme en 2020, il faut donner des garanties sanitaires ?

En s'organisant nous avons pu maintenir l'ensemble des procès hors format. Dès le 26 mai, 25 prévenus ont été jugés, dont 9 détenus, pendant 4 jours. Une session d'Assises a débuté mi-juin. Aujourd'hui nous sommes en période de crise sanitaire et débute une nouvelle session d'Assises. 

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