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Faits divers – Justice

Prêtre accusé d’agressions sexuelles à Perpignan : "Il reconnait ce qu’il a fait", selon son avocat

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Le procès du père Jean-Marie Savioz s’est ouvert ce lundi matin devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Accusé de viol et agressions sexuelles sur des adolescents à la fin des années 2000 à Canet-en-Roussillon, le prêtre de 50 ans reconnaît partiellement les faits.

Le procés du père Jean-Marie Savioz se tient à huis clos devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales
Le procés du père Jean-Marie Savioz se tient à huis clos devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales © Maxppp - Clementz Michel

Perpignan, France

Derrière ses petites lunettes, le père Jean-Marie Savioz a le visage d'un homme qui n'a pas beaucoup vu la lumière ces derniers temps... Accusé de viol et agressions sexuelles sur trois adolescents, le prêtre attend son procès depuis dix ans dans la cellule austère d’un monastère de Haute-Garonne. L'homme, qui observe désormais la loi du silence, semble néanmoins disposé à coopérer le temps de son procès, jusqu’à vendredi.

"Il est dans une disposition d’esprit qui consiste à reconnaître ce qu’il a fait", explique son avocat, Maître Philippe Capsié. "Est-ce l’effet du temps ? Du recul qu’il a pris ? Ou de la psychanalyse qu’il a engagée depuis plusieurs années ? Il est aujourd’hui dans de bonnes dispositions. Il sait ce qu’il a fait. Et il sait ce qu’il encourt." En fait, le prêtre reconnait une partie des faits - masturbations et fellations - mais nie tout viol. 

Maitre Philippe Capsié, avocat de l'accusé

Face à lui, sur le banc des parties civiles, les trois adolescents qui l'accusent sont devenus des hommes. Mais pour eux, le besoin de parler et d'être reconnus comme victimes ne s'est pas estompé, plus de dix ans après les faits. 

"Ce procès est une épreuve qu'ils souhaitent surmonter", assure l'un de leurs avocats Maître Jamal Bourabah, "ils espèrent trouver des réponses, mais aussi trouver un espace de parole pour verbaliser les faits ignobles qu’ils ont subis." Leur traumatisme est encore si fort que les parties civiles ont demandé que le procès se déroule à huis clos, sans public et sans journalistes.

Le diocèse se range du côté des victimes

"Nos pensées et nos prières vont vers ces jeunes et leurs familles", écrit ce lundi l’évêque de Perpignan, Monseigneur Norbert Turini dans un communiqué. "Nous devons entendre leur colère, leur perte de confiance en l’Église et en ses représentants. C’est toute la communauté catholique qui se sent trompée et trahie dans cette affaire." L’association diocésaine s’est constituée partie civile.

Maitre Jean Villacèque, avocat du diocèse

Les agissements du père Jean-Marie Savioz étaient-ils arrivés aux oreilles de sa hiérarchie ? "L’institution n’a été au courant qu’une fois les faits révélés. Il y avait une omerta dans cette paroisse", indique Maître Jean Villaceque, l’avocat de l’association diocésaine. "Dès le premier dépôt de plainte, le prêtre a été relevé de ses fonctions et placé dans un monastère", ajoute Vincent Bassouls, le porte-parole de l’évêché de Perpignan-Elne. 

Pourtant, au cours de l'instruction, le prêtre a confié aux enquêteurs s'être confessé auprès du vicaire de la cathédrale de Perpignan. Aurait-il fallu creuser davantage cette piste ? "L’actualité de ces dernières semaines nous invite à nous interroger sur cette question-là", indique Maître Jamal Bourabah, avocat des parties civiles. "Mais ce n’est pas ce qui intéresse en premier lieu mes clients". L’évêque de Perpignan au moment des faits, Monseigneur Marceau, est appelé à témoigner jeudi matin. 

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