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Politique

Primaire de la droite : si vous avez manqué le débat Juppé - Fillon

jeudi 24 novembre 2016 à 23:28 - Mis à jour le vendredi 25 novembre 2016 à 9:09 Par Ludovic Pauchant, France Bleu

Alain Juppé et François Fillon avaient rendez-vous ce jeudi soir pour l'ultime débat télévisé de la primaire de la droite. Une rencontre attendue, courtoise, sur le fond. Presque convenue. Le débat a été suivi par plus de 8 millions de téléspectateurs.

Les deux hommes sont notamment revenus sur la question de l'IVG, angle d'attaque du maire de Bordeaux depuis trois jours
Les deux hommes sont notamment revenus sur la question de l'IVG, angle d'attaque du maire de Bordeaux depuis trois jours - Capture d'écran France Télévision

Les deux hommes ne partaient pas sur la même ligne de départ. L’un, François Fillon, avec une longueur d’avance et 44% des suffrages. Alain Juppé, avec un retard de 660.000 voix. Deux tempéraments. L’un un peu plus jeune, l’autre un peu plus âgé. Un Landais, un Sarthois. Mais deux poids lourds de la droite française en affrontement direct pendant près de deux heures, avec à son issue, un tremplin en or pour gagner l’élection présidentielle de 2017. Les deux candidats semblent avoir pris cet élan, chacun à leur manière, sans réellement s'imposer. A cet égard, le débat de jeudi soir n'aura pas fait de roi.

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Les deux candidats se sont attachés à rester sur le fond

Les deux anciens Premiers ministres ne se faisaient pas face, mais débattaient à quelques mètres l’un de l’autre. En famille, en somme. A des kilomètres du climat crispé par l’invective qui avait caractérisé l’entre deux tours, le favori et son challenger ont bataillé sans grand éclat. Si l’on passe quelques saillies parfois vives, passés des coups de griffes presque de forme, les deux candidats se sont attachés à rester sur le fond.

Parfois tendu, parfois crispé, voire impatient, Alain Juppé a semblé tenter la maîtrise du tempo, notamment en ponctuant l'échange par de brèves interludes sur ses divergences avec son rival. Ce dernier s'est, lui, employé à rigoureusement désamorcer les critiques du maire de Bordeaux, en présentant son programme et en dénonçant à plusieurs reprises les "caricatures" dont il aurait fait l’objet, notamment de la part d’Alain Juppé.

Divergence sur le sujet des baisses de remboursement de santé

"Ce débat ne doit pas être celui de la division", a ainsi défendu François Fillon, attaqué ces derniers jours sur les thèmes de l'IVG et de la politique économique qu'il compte appliquer s'il était élu. Alain Juppé a de son côté pointé une "divergence" avec le député de Paris au sujet des baisses de remboursements de santé qui ne seraient pas "une bonne idée". "Caricature !" a rétorqué Fillon, expliquant toutefois que le système de santé devait être "désétatisé". Par exemple, François Fillon propose de concentrer les remboursements sur "les affections graves et de longue durée", et que ce soit les assurances privées qui prennent en charge les autres dépenses. Alain Juppé, lui, appelle à une vérification plus stricte des conditions d'ouverture des droits, et préfère agir "sur la gestion des caisses d'assurance maladie" et la lutte contre la fraude.

La fonction publique en question

Parmi les autres points d’accroche, la question du temps de travail des fonctionnaires. Quand Alain Juppé veut le relever à 39 heures mais "pas de façon brutale", François Fillon, lui envisage 39 heures payées 37. Sur le nombre de postes de fonctionnaires à supprimer, autre désaccord : Alain Juppé juge impossible l'objectif de son rival de supprimer 500.000 postes, mais souhaite, lui, en supprimer 250.000.

Campagne contre campagne…

Les deux hommes sont revenus sur la question de l'IVG, angle d'attaque du maire de Bordeaux depuis trois jours. "Le procès qui m'a été fait depuis quelques jours n'était pas correct". "Je n'ai fait aucun procès, j'ai juste posé une question", s'est défendu Alain Juppé, en disant avoir été de son côté, "depuis des mois et des mois, l'objet d'une campagne absolument ignominieuse" sans qu'aucun "lieutenant" de M. Fillon ne la condamne. "Je n'ai rien à voir avec cette campagne" et "quand je me fais traiter d'homophobe tous les matins je ne t'ai pas entendu non plus prendre ma défense", a répliqué François Fillon.

Plus de 8 millions de téléspectateurs

Le débat était retransmis sur TF1 et France 2. Au total, plus de 8 millions de personnes l'ont suivi (un peu moins de 4 millions sur TF1, un peu plus sur France 2).