Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Des écologistes prennent des chaises en otage dans une banque de Perpignan

samedi 7 novembre 2015 à 15:06 Par Marion Paquet, France Bleu Roussillon

Une vingtaine de faucheurs de chaises ont frappé ce samedi matin dans une banque à Perpignan. A l'appel du mouvement Action Non Violente COP 21, ils ont pris en otage 12 fauteuils et chaises de l'agence BNP Paribas avenue Kennedy. Leur demande de rançon : des milliards d'euros pour sauver le climat.

"Changeons le système pas le climat", affichent les militants sur leurs gilets
"Changeons le système pas le climat", affichent les militants sur leurs gilets © Radio France - Marion Paquet

Perpignan, France

"Nous vous rendrons vos chaises, lorsque vous utiliserez votre argent pour lutter contre le réchauffement climatique". Les faucheurs de chaise font, partout en France, du chantage aux banques en vue de la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra à Paris en décembre

Partout dans l'hexagone, ils entrent dans des agences bancaires, prennent des chaises qu'ils embarquent rapidement dans une camionnette. Une action illégale lancée le 30 septembre par le mouvement Action Non Violente COP21, qui compte plusieurs personnalités, comme Patrick Chamoiseau, Edgar Morin, Marie-Monique Robin ou Bernard Stiegler, entre autres. 

"L'argent pour sauver le climat est dans les banques."

A Perpignan ce samedi, une vingtaine de militants ont répondu à l'appel. Ils ont ciblé l'agence BNP Paribas, avenue Kennedy. Douze fauteuils et chaises ont été dérobés en quelques minutes. Le temps de les prendre une photo devant la banque et de les embarquer  dans un camion. 

Une action illégale, symbolique et médiatique

"C'est une action symbolique et médiatique", définit Eric Le Balier, porte-parole de l'action : "Le problème de fond, c'est qu'il faut trouver de l'argent pour lutter contre le réchauffement et notamment le fonds vert", explique-t-il. Ce fonds doit aider les pays les plus pauvres à s'adapter et à exploiter directement aux énergies renouvelables sans passer par les fossiles.

"Il faut de l'argent, mais nos gouvernements sont à sec, ils y a des mesures de restriction budgétaire. Or l'argent pour sauver le climat existe, il est dans les banques et dans les paradis fiscaux."

Il est temps que les banques changent leur fusil d'épaule parce que l'urgence climatique nous pousse à agir, affirme le militant qui justifie cette opération illégale. "Si on veut être écouté aujourd'hui, il faut pouvoir apparaître dans les médias, il faut montrer qu'on est déterminé, non violent mais déterminé quand même, et que nous, citoyens, n'avons pas peur de rentrer en résistance, dans la désobéissance civile."

Eric Le Balier, porte-parole des faucheurs de chaises à Perpignan

196 sièges exposés à Paris pour la COP21

Les militants écologistes ne considèrent pas cet acte comme un vol, plutôt comme une "prise d'otage", pour faire chanter les banques. Les faucheurs de chaises s'organisent dans toute la France pour dérober 196 sièges, soit le nombre de pays représentés à la COP21.

Ils réapparaîtront le 6 décembre à Paris, lors d'un sommet sur les paradis fiscaux, le financement de la transition sociale et écologique et la lutte contre le changement climatique. Le mouvement Action Non Violente COP21 s'engage à rendre les chaises "dès que les banques auront rendu à l’État, les milliards d'euros qu'il lui dérobe à travers l'évasion fiscale".