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Prise d'otage à la prison de Coulaines : le procès est renvoyé

Par Julie Le Duff, France Bleu Maine mardi 9 août 2016 à 11:29

Une prise d'otages en cours à la maison d'arrêt du Mans
Une prise d'otages en cours à la maison d'arrêt du Mans © Maxppp -

L'avocat du détenu qui a pris en otage un surveillant de la maison d'arrêt de Coulaines jeudi dernier a demandé un délai mardi pour préparer sa défense. L'audience est reportée au 21 octobre.

L'avocat du détenu qui a pris en otage un surveillant de la maison d'arrêt de Coulaines jeudi dernier a demandé un délai mardi pour préparer sa défense. L'audience est reportée au 21 octobre.

Le détenu voulait changer de maison d'arrêt

Une prise d'otage a eu lieu jeudi 4 août à la maison d'arrêt des Croisettes, à Coulaines. Le ministère de la Justice a précisé à 14h qu'elle avait pris fin. En fin de matinée, un détenu avait profité de l'ouverture de sa cellule pour prendre un surveillant en otage. Le RAID et les services de sécurité de la prison avaient pu le maîtriser au bout de 4 heures. Le surveillant est sain et sauf.

Le surveillant retenu près de 4 heures

Deux détenus se trouvaient dans la cellule avec le surveillant. L'un d'entre eux, condamné pour un important trafic de stupéfiants, souhaitait changer de prison pour se rapprocher de sa famille ; le rôle de l'autre prisonnier n'est pas complètement clair. Le preneur d'otages était armé d'une lame de ciseaux et du pistolet du gardien. Avec l'aide du RAID et du personnel de sécurité de la prison, les forces de l'ordre ont réussi à le convaincre de se rendre vers 13H30. Il n'y a pas eu de blessé. C'est la première prise d'otage dans cette prison inaugurée en 2010.

Une prison "moderne" ouverte en 2010

La maison d'arrêt des Croisettes à Coulaines a ouvert ses portes en 2010. Elle a remplacé l'établissement vétuste qui se trouvait en plein centre-ville du Mans, place de la République. D'une surface d'environ 21 000 m², la maison d'arrêt Le Mans-Les Croisettes s'étend sur un terrain d'environ 12 hectares.Une maison d'arrêt reçoit les prévenus (détenus en attente de jugement) ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.

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