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Prise d'otages et CRS visés par des tirs : ce que l'on sait des attaques dans l'Aude

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Provence, France Bleu Roussillon, France Bleu Occitanie, France Bleu

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête suite aux événements de ce vendredi dans l'Aude. Au moins trois personnes ont été tuées et seize autres blessées par un individu qui a été abattu par les forces de l'ordre.

Deux employés du Super U de Trèbes ont été tués par l'assaillant.
Deux employés du Super U de Trèbes ont été tués par l'assaillant. © Maxppp -

Un individu radicalisé qui vole une voiture, tue son passager, s'attaque à des CRS et prend des otages dans un supermarché avant d'être abattu par les forces de l'ordre : l'Aude a été le théâtre d'attaques ce vendredi, à Carcassonne et à Trèbes. Quel est le déroulé des faits ? Quel est le bilan ? Qui est l'auteur de ces attaques ? Voici ce que l'on sait.

© Visactu -

Un automobiliste tué à Carcassonne

Ce vendredi matin, un homme a d'abord braqué un automobiliste qui roulait dans une Opel Corsa blanche  à Carcassonne, pour lui voler sa voiture. Il a ouvert le feu et le passager est mort. Son corps a été retrouvé dans un fossé. Le conducteur est grièvement blessé. Son pronostic vital est engagé. Ensuite, l'assaillant s'est dirigé vers la caserne du RPIMA pour attendre des militaires. Mais il s'est ravisé et s'est ensuite dirigé vers la caserne des CRS.

Des CRS cibles de tirs, un homme blessé

Vers 10h40, quatre CRS ont été visés par des tirs alors qu'ils faisaient un footing en civil, non loin de leur caserne avenue du général Leclerc à Carcassonne. L'un d'eux a été gravement blessé et transporté à l'hôpital. Il a deux côtes cassées et un poumon perforé. La balle qui l'a touché est passée à trois centimètres de son cœur. Ce policier appartient à la CRS 53, basée à Marseille. Il est âgé de 43 ans, marié et père de trois enfants. Il était basé à Carcassonne (où une cellule psychologique a été mise en place) depuis quelques jours pour une mission de sécurité publique à Toulouse de 15 jours à trois semaines avec toute sa compagnie. Sa femme et son frère sont à ses côtés à l'hôpital de Carcassonne. Ses jours ne sont pas en danger.

Un employé et un client du supermarché tués pendant la prise d'otages 

Peu après vers 11h, Radouane L. est entré et a tiré dans le Super U de Trèbes, ville de 5.500 habitants située à 8 km à l'ouest de Carcassonne. Une cinquantaine de personnes étaient présentes dans le magasin. Il est entré en criant "Allah akbar" et en disant être un soldat de l'État islamique, a précisé François Molins, le procureur de Paris. Il s'est dit "prêt à mourir pour la Syrie" et a demandé la libération de "frères". Il a tué un employé et un client du magasin. 

Un gendarme s'est échangé contre les otages 

Le gendarme Arnaud Beltrame s'est échangé contre les otages. Il a laissé son téléphone allumé et les forces de l'ordre ont donc pu écouter ce qu'il se passait dans le supermarché. L'assaillant a menacé de tout faire sauter si la gendarmerie intervenait. Il a tiré a plusieurs reprises sur le colonel, qui est blessé très grièvement, a précisé François Molins. Lorsque les policiers ont entendu des coups de feu vers 14h30, ils ont lancé l'assaut et l'assaillant a été tué. Deux hommes du GIGN ont été blessés pendant cet assaut, ainsi que le gendarme qui était retenu en otage. Il est grièvement touché. En tout, seize personnes ont été blessées, dont deux gravement.

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L'assaillant,  abattu, était fiché "S"

L'assaillant, Radouane L., est le même à Carcassonne et à Trèbes. Sa voiture conduite a été retrouvée sur le parking du supermarché. Il était connu des services de renseignement pour radicalisation depuis 2013. Il s'agit d'un Franco-Marocain de 25 ans, qui a fait un bref séjour en prison en 2016 pour des faits de droit commun. "Un petit dealer", selon Gérard Collomb, qui "est passé brutalement à l'acte alors qu'il était déjà surveillé". Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs précisé que l'homme a agi "seul"

L'assaillant était fiché "S" pour ses liens avec la mouvance salafiste. Mais les services de renseignement n'avaient "pas décelé de signes précurseurs d'un passage à l'acte", a indiqué François Molins. 

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Une complice présumée en garde à vue 

Une personne a été placée en garde à vue après les faits. Il s'agit d'une proche qui "partageait la vie de l'assaillant", a précisé François Molins, sous-entendant qu'il s'agissait sans doute de sa compagne. Elle a été placée en garde à vue pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle".

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Des attaques revendiquées par l'État islamique

Enquêteurs et responsables politiques s'orientent donc clairement vers la thèse d'actes terroristes, d'autant que les attaques ont été revendiquées par l'État islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle.

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