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Prison avec sursis et interdiction d'exercer requises contre trois CRS après une intervention à Calais

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Par , France Bleu Nord, France Bleu Bourgogne, France Bleu

Des peines de six mois à un an de prison avec sursis ont été requises ce mardi, contre trois CRS qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer. Lors d'une intervention à Calais, un bénévole a chuté : des vidéos ont montré qu'il a été poussé par l'un des policiers.

Les trois CRS comparaissaient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer pour faux en écriture, et violences volontaires pour l'un d'entre eux.
Les trois CRS comparaissaient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer pour faux en écriture, et violences volontaires pour l'un d'entre eux. © Radio France - Cécile Bidault

Trois CRS, dont deux de la compagnie 40 de Plombières-les-Dijon, étaient jugés ce mardi après-midi par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer. Des peines de six mois de prison avec sursis ont été requises contre deux d'entre eux, un an avec sursis pour le troisième. Et pour tous, une interdiction d'exercer leur métier : pendant un an pour les deux premiers, cinq ans pour le troisième.

L'affaire remonte à juillet 2018 à Calais : lors d'une opération d'évacuation de migrants, un bénévole britannique, Tom Ciotkowski fait une chute contre une glissière de sécurité, il tombe sur la route au moment où un camion passe. Il n'est heureusement pas blessé.

Du statut de victime à celui de prévenu

Dans un premier temps, il a été jugé pour violences, car les CRS ont prétendu qu'il avait poussé l'un d'entre eux. Mais grâce à des vidéos diffusées au tribunal, le Britannique, qui n'était pas présent à l'audience, a pu prouver que c'est le fonctionnaire qui l'a bousculé, et que les autres ont fait de faux témoignages.

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Ce mardi à la barre, ils sont bien alignés, mains dans le dos. Au centre, le brigadier-chef fait deux têtes de plus que les autres. C'est lui qui risque le plus gros, jugé pour faux en écriture comme les autres, mais aussi pour violences volontaires.

Quand les quatre vidéos sont diffusées sur le grand écran, il n'y a plus de place pour le doute : on le voit clairement, sous plusieurs angles, pousser le bénévole britannique qui bascule de l'autre côté de la glissière de sécurité.

On ne peut pas nier l'évidence - Un CRS

Ses collègues, qui à l'époque avaient servi aux enquêteurs la même version que leur chef, alors qu'ils étaient l'un à 20 mètres, l'autre à 50, reconnaissent dans un souffle : "c'est vrai que quand on voit ça, on ne peut pas nier l'évidence".

C'est une honte, vous décrédibilisez la profession - la procureure de la République

Seul le brigadier chef reste droit dans ses bottes : "il a mis les mains sur mon torse, j'ai eu un geste de défense", persiste-t-il. La procureure ne le lâche pas : "ce n'est pas ce qu'on voit dans les vidéos". Son réquisitoire est cinglant : "c'est une honte, vous décrédibilisez une profession toute entière"

C'est délirant - Laurent-Franck Liénard, avocat d'un CRS

A l'issue de l'audience, l'avocat d'un des CRS, Laurent-Franck Liénard, réclame la relaxe, et dénonce des réquisitions disproportionnées : "tous les policiers sont exemplaires, dans des milliers d'interventions tous les jours. Et sur une intervention, dans une affaire à deux balles, sans blessure, ils ont peut-être fauté ? Pour cela on requiert une interdiction d'exercer ? C'est délirant".

Le désastre judiciaire a été évité - Appoline Cagnat, avocate de Tom Ciotkowski

L'avocate de Tom Ciotkowski, Appoline Cagnat, retient, elle, de cette affaire, qu'il est essentiel de pouvoir filmer les fonctionnaires de police : "sans ces vidéos, Tom Ciotkowski était condamné. Le désastre judiciaire a été évité. Mais on ne sait pas combien de personnes n'ont pas pu filmer et ont été condamnées à tort".

Le jugement sera rendu le 2 septembre, à 8h30.

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