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Prison avec sursis pour l'ancien champion de France de culturisme installé à Sauvian

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Par , France Bleu Hérault

L'ancienne patronne de la salle de sport de Sauvian et son conjoint de l'époque, champion de France de bodybuilding, ont été condamnés à 6 et 12 mois de prison avec sursis ce vendredi pour détention de produits dopants dangereux. L'ancien conjoint écope d'une peine plus lourde pour revente illégale.

Culturisme. Image d'illustration.
Culturisme. Image d'illustration. © Radio France - Theillet Laurent

Un ancien champion de France de culturisme comparaissait ce vendredi devant le tribunal de Béziers dans l'Hérault. Cet homme de 35 ans, sans casier judiciaire, était poursuivi pour importation de médicaments à usage humain falsifié et dangereux pour la santé. Il était aussi poursuivi pour mise en danger d'autrui, trafic et exercice illégal de la profession de pharmacien.

À l'époque, l'affaire avait grand bruit

L'affaire éclate en mars 2014 à Sauvian (Hérault) quand un jeune de 19 ans, est placé en réanimation pendant six jours suite à un accident cardiaque (sept jours d'Interruption Temporaire de Travail). À l'époque, ce jeune dont le père est médecin, pratique la musculation dans une salle de sport dans cette commune de 5.000 habitants. 

Son coach sportif, lui fournit des produits dopants totalement interdits en France et pourtant utilisés par bon nombre de culturistes pour sécher. Ces produits dangereux prescrits par les vétérinaires pour traiter les chevaux (Clembuterol, stanozolol et diabol), interdits à l'usage humain, permettent une prise rapide de la masse musculaire mais ils ne sont pas sans conséquence sur la santé.

Ces produits interdits en France étaient achetés en Slovaquie via un site internet   

Ce coach sportif encourait jusqu'à sept ans de prison et 750.000 € d'amende. ''Les faits sont graves'' dixit Inès Papin, la représentante du parquet de Béziers. ''Vous avez fait prendre des risques démesurés aux victimes en jouant avec leur santé en toute connaissance de cause. De nombreux jeunes ont voulu vous ressembler car vous aviez une certaine notoriété. Vous vous êtes fait passer pour un professionnel mais vous n'en n'avez pas les diplômes. Vous inspiriez confiance."

Six autres jeunes sportifs d'une vingtaine d'années ont été alimentés par ces produits entre août 2013 et avril 2014 à Sauvian. 

Le revendeur, père de famille de deux enfants de 13 et 17 ans, assure ne pas avoir voulu faire un trafic

L'avocate de la défense a tenté de démontrer que ce dernier n'était pas un revendeur. ''Le dopage est roi dans le monde du culturisme. Mon client s'est laissé emporter par cette passion de la musculation. C'était toute sa vie. Il reconnaît les infractions. Il s'est retrouvé dans un engrenage sportif. Il voulait sécher, prendre de la masse musculaire. C'est pour cette raison qu'il importait ces produits interdits.  Il reconnait en avoir vendu, mais sans en tirer le moindre bénéfice. L'enrichissement personnel n'est pas démontré". 

Mon client n'avait pas conscience de la dangerosité des produits car il en prenait lui-même - l'avocat du prévenu

''Les jeunes ont voulu me ressembler'' rajoute le sportif de haut niveau. ''Ils m'ont harcelé pour que je leur en vende. J'avais l'intention d'arrêter le sport à ce stade de la compétition. Il me restait des produits. Je n'ai pas voulu perdre de l'argent. C'est pour cette raison que j'ai revendu mon stock. Mais en aucun cas je n'ai cherché à gagner de l'argent sur eux."

Je ne voyais pas le mal. Je n'ai pas eu l'intention de tuer quelqu'un.

''Je suis conscient de ce que j'ai fait, mais je n'ai jamais voulu les mettre en danger. J'ai longtemps pris ces produits car ils m'avaient été prescrits par mes propres coachs. On est tous confronté au dopage quand nous sommes au plus haut niveau de la compétition'' 

Le parquet réclame 18 mois de prison avec sursis et 3.000 € d'amende vu la gravité des faits

La victime de 19 ans, qui souffrait de problèmes cardiaques, avait consommé de la cocaïne la veille de son hospitalisation. L'investigation démontrera par la suite l'absence de lien entre l’absorption de ces anabolisants et les troubles subis. Ce jeune, comme les autres clients, ne s'est pas porté partie civile.

Le prévenu qui s'est aujourd'hui reconverti dans l'aménagement d'espaces verts a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et une amende de 1.500 €. La mère de ses enfants, gérante à l'époque de la salle de musculation à Sauvian, absente à l'audience, écope de six mois de prison avec sursis pour détention de produits dangereux. Son établissement avait fermé à l'époque sur décision préfectorale.

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