Faits divers – Justice

Prison avec sursis pour les auteurs d'un canular à la fausse kalachnikov devant le lycée d'Andernos

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde mercredi 20 janvier 2016 à 19:16

Les deux jeunes filles arrivant au tribunal ce mercredi.
Les deux jeunes filles arrivant au tribunal ce mercredi. © Maxppp

Quatre mois de prison avec sursis et l'obligation de suivre un stage de citoyenneté : c'est la peine prononcée à l'encontre de deux jeunes filles de 21 et 24 ans ce mercredi devant le tribunal correctionnel Bordeaux. Le 7 décembre dernier elles avaient provoqué un vent de panique à Andernos.

Le 7 décembre dernier les jeunes filles avaient provoqué un vent de panique à Andernos après avoir brandi une arme qui s'était avérée factice devant le lycée Nord Bassin : une kalachnikov en plastique. Sauf que sur le coup, en plein état d'urgence, la gendarmerie avait déployé d'importants moyens pour retrouver ces deux jeunes filles. Les enfants des écoles d'Andernos avaient été confinés pendant deux heures avant qu'il soit établit qu'il s'agissait d'une blague de très mauvais goût.

A la barre, les deux jeunes filles sont restées la plupart du temps sans voix, se contentant de quelques timides explications.

On voulait juste rire... les lycéens ont refusé de me donner une cigarette, j'étais frustrée.

La plus âgée explique vaguement qu'elle a eu des problèmes avec les lycéens. Alors elle est sortie avec sa kalachnikov à bille qu'elle venait de gagner dans une fête foraine, dans l'intention de faire peur.

Le procureur en profite pour rappeler le contexte. Quatre semaines après les attentats de Paris et au coeur de l'état d'urgence, la très mauvaise blague des jeunes filles avait provoqué un vent de panique à Andernos.

"Vous auriez pu être abattues par les gendarmes" rappelle la présidente du tribunal. Toujours pas de réponse à la barre. Le procureur s'énerve : "Vous savez ce qui s'est passé le 13 novembre dernier à Paris ?"

Je sais pas ... les attaques de Charlie c'est ça ? Moi, je regarde pas la télé.

La sanction tombe : quatre mois de prison avec sursis et l'obligation de suivre un stage de citoyenneté.