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Prison avec sursis requise contre l'ex-directeur de l'IUFM de Caen pour harcèlement moral et sexuel

De 14 à 18 mois de prison avec sursis. Ce sont les réquisitions au procès de Stanislas Hommet. L'ancien directeur de l'ESPE de Caen (ex IUFM) doit répondre de faits de harcèlement moral et sexuel sur 12 anciens collaborateurs et étudiantes. Le tribunal rendra sa décision le 30 juillet.

Durant deux jours, Stanislas Hommet a fait face aux accusations de 12 plaignants, enseignants, agents administratifs et anciennes étudiantes pour harcèlement moral et sexuel.
Durant deux jours, Stanislas Hommet a fait face aux accusations de 12 plaignants, enseignants, agents administratifs et anciennes étudiantes pour harcèlement moral et sexuel. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

"C'est un dossier dans lequel on n'a aucune preuve tangible, il était donc particulièrement important que chaque plaignant puisse relater ce qui s'est passé" estime le procureur Jean-Michel Rotaru au moment de prendre ses réquisitions. Ce temps d'écoute, la présidente du tribunal correctionnel de Caen Marie Lefort l'a pris, permettant à l'audience initialement prévue sur une journée de déborder au lendemain. Les douze plaignants ont donc pu longuement déposer à la barre. "Une façon d'être reconnu, et c'est déjà utile" ajoute le procureur. 

"Un homme ivre de pouvoir" dénonce une maître de conférence

"Égocentrique, narcissique, autocratique, autoritaire, vindicatif, colérique, dans la toute puissance" Olivier Lehoux, avocat de 11 des 12 parties civiles n'a pas de mots assez durs pour qualifier Stanislas Hommet. "Alors qu'en face, mes clients sont des gens gentils, qui font de prime abord confiance, ne sont pas dans la défiance". 

"Le système Hommet repose sur le chantage et l'intimidation" renchérit une maître de conférence qui n'a pas pris d'avocat et en quelques mots à la barre dénonce "un homme ivre de pouvoir, un prédateur qui repérait les personnes fragiles, les jolies étudiantes, les femmes esseulées, les artistes, les plus diplômées que lui".

Isolement et climat d'insécurité entretenu par l'ex directeur selon le procureur

Des personnes qu'il isolait enchaîne le procureur. "L'isolement c'est l'arme du harceleur, dans ces situations on se fait tout petit en espérant que la foudre ne va pas vous tomber dessus". Mais c'est en faisant bloc poursuit-il "en parlant aux collègues qu'on met fin au harcèlement". Stanislas Hommet a selon lui entretenu un climat d'insécurité permanent sur les personnels avec le renouvellement ou non des contrats précaires, les volants d'heures, l'attribution des logements de fonction. Jean-Philippe Rotaru rappelle aussi les mesures vexatoires "comme cette responsable administrative qu'il laisse à 500 mètres de la porte de l'ESPE sans la raccompagner sous une pluie battante". Ou ces "blagues" aux étudiantes. "Mais dire à une jeune femme de porter le sweat-shirt de l'ESPE sans rien en dessous, ce n'est pas une blagounette entre copains. C'est du harcèlement sexuel dans un rapport de hiérarchie". 

Le prévenu présente ses excuses et se dit déjà condamné socialement

Mais l'avocate de la défense, qui plaide la relaxe, soulève la question de la prescription. "Il n'y avait pas de système Hommet, comme on a voulu essayer de le démontrer. Il y a des paroles peut-être plus vives que d'autres, des maladresses qu'il a reconnues, mais qui ne s'étalaient pas sur la durée, et ne peuvent constituer l'infraction de harcèlement." 

Le dos courbé et la tête baissée pendant les 14 heures d'audience, l'ex-directeur se dit profondément désolé. "J'ai honte de tout ce que j'ai entendu, je présente mes excuses à tous.". Il dit n'avoir pas su faire face aux pressions auxquelles il était soumis dans le cadre de la transformation des IUFM en ESPE. "Je m'en remets à la justice, mais sachez que depuis 4 ans, je suis déjà condamné socialement". 

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