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Faits divers – Justice

Prison de Condé-Sur-Sarthe : la compagne du détenu est morte, lui est blessé, trois personnes en garde à vue

mardi 5 mars 2019 à 11:30 - Mis à jour le mercredi 6 mars 2019 à 7:00 Par Olivier Duc et Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Maine, France Bleu, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Mayenne

Après avoir poignardé deux surveillants, un détenu radicalisé du centre de détention de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne s'est retranché avec sa compagne dans une unité de vie familiale de la prison ce mardi. Touchés par balles lors de l'assaut, elle est morte et lui, blessé.

Deux surveillants de prison ont été poignardés par ce détenu radicalisé.
Deux surveillants de prison ont été poignardés par ce détenu radicalisé. © Radio France - Thomas Brégardis

Alençon, France

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe (près d'Alençon, dans l'Orne) s'était retranché avec sa compagne dans une unité de vie familiale du centre de détention ce mardi 5 mars en début de matinée. Un peu plus tôt, il avait poignardé deux surveillants de prison. Le couple a finalement été interpellé par les forces de l'ordre dans la soirée. Tous deux ont été touchés par balles lors de l'assaut. Elle a succombé à ses blessures. 

L'essentiel

  • Un détenu et sa compagne sont restés retranchés dans une unité de vie familiale de la prison de Condé-sur-Sarthe une grande partie de la journée ce mardi,
  • En criant "Allahou akbar", le détenu a poignardé deux surveillants qui ont été hospitalisés,
  • L'enquête est confiée au parquet antiterroriste,
  • Lors de l'assaut du Raid, la compagne du détenu est morte, lui a été blessé,
  • Pour la ministre de la Justice, "le caractère terroriste de cette attaque" ne fait aucun doute. Ce détenu condamné à 30 ans de réclusion se serait radicalisé en prison,
  • Plusieurs syndicats des personnels pénitentiaires appellent au blocage des prisons en France ce mercredi.

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Le fil de la journée

21h15 : Rémy Heitz, procureur de Paris,  affirme que Michaël C. a dit vouloir "venger Cheriff Chekatt", auteur de l'attentat de Strasbourg perpétré sur le marché de Noël de la ville le 11 décembre dernier.  Selon franceinfo, les deux hommes auraient passé plusieurs mois en détention ensemble et ils auraient continué à correspondre ensuite. Le représentant du parquet antiterroriste précise que trois personnes sont en garde à vue ce mardi soir.

21h : La compagne du détenu a succombé à ses blessures lors de l'assaut mené par le Raid.

20h20 : Le détenu et sa compagne ont été blessés par balles lors de leur interpellation selon plusieurs médias. La femme aurait été blessée très grièvement. Son pronostic vital serait engagé. Son compagnon, Michaël C., est plus légèrement blessé. Tous les deux étaient munis d'armes blanches mais pas d'explosifs selon une source citée par l'AFP. L'intervention des forces de l'ordre a duré environ trois quarts d'heure, d'abord avec l'usage de grenades assourdissantes, puis avec des tirs. 

19h40 : Le détenu et sa compagne ont été interpellés indique le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Il salue "le courage, le sang-froid et le professionnalisme du Raid".

19h20 : Aux abords de la prison de Condé-sur-Sarthe, des détonations se font toujours entendre. Il pourrait s'agir de grenades assourdissantes.

19h05 : À l'hôpital d'Alençon, la ministre de la Justice face à des surveillants pénitentiaires. Plusieurs syndicats ont lancé un appel au blocage des prisons à partir de ce mercredi en signe de protestation après l'agression de deux d'entre eux ce mardi matin à Condé-sur-Sarthe.

18h49 : Une intervention des forces de l'ordre est en cours dans le centre de détention. Des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes et le Raid, unité d'élite de la police nationale, étaient arrivés dans la journée au centre pénitentiaire. Un détenu et sa compagne y sont retranchés depuis mardi matin dans une unité de vie familiale (UVF).

Plusieurs détonations

18h42 : Plusieurs détonations venues de l'intérieur de la prison rapportent les journalistes sur place. 

18h35 : La ministre de la Justice arrive au chevet des surveillants blessés à l'hôpital d'Alençon.

18h : "Les agressions sont le quotidien des surveillants pénitentiaires de Condé-sur-Sarthe" assure Philippe Devique du syndicat Ufap. Le centre de détention de Condé-sur-Sarthe a été à plusieurs reprises le théâtre d'incidents violents ces dernières années. 

Philippe Devique, Ufap

17h30 : Cela fait bientôt six heures que deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe ont été agressés au couteau par un détenu radicalisé et qu'il s'est retranché avec sa femme dans une unité de vie familiale du centre de détention. Plusieurs forces d'intervention spéciales (RAID et équipe régionale d'intervention et sécurité) sont sur place depuis la mi-journée. Michaël C. est suivi par le renseignement pénitentiaire et inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 

Toutes les ressources de renseignements pénitentiaires ont-elles été pleinement mobilisées ?

17h05 : "Comment ce couteau en céramique a-t-il pu parvenir à ce détenu ? Est-ce par le biais de sa femme ? Toutes les ressources de renseignements pénitentiaires qui connaissaient cet individu ont-elles été pleinement mobilisées ? Est-ce que les surveillants venus le rejoindre à sa demande étaient parfaitement équipés ?" Après cette agression, beaucoup de questions se posent reconnaît la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.  

Nicole Belloubet, ministre de la Justice

17h : Les personnels pénitentiaires de la région Normandie semblent décidés à suivre l'appel au blocage lancé par le syndicat FO Pénitentiaire en réaction à l'agression perpétrée ce mardi à Condé-sur-Sarthe. 

16h30 : Un hélicoptère de secours s'est posé à proximité du centre de détention de Condé-sur-Sarthe. 

16h : Fasciné par le nazisme à l'adolescence, Michaël C. s'était ensuite converti à l'islam puis radicalisé. C'est ce que l'on apprend à travers le portrait fait de lui par l'un de ses anciens avocats interrogé par France Bleu. 

15h45 : Cela fait maintenant plus de cinq heures qu'un détenu est retranché avec sa compagne dans l'unité de vie familiale de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon. 

15h30 : Les surveillants appelés à bloquer les établissements dès ce mercredi en réaction à l'agression des deux agents de la prison de Condé-sur-Sarthe. Le secrétaire général adjoint du syndicat FO pénitentiaire déclare sur franceinfo : "Nous avons décidé de partir en mouvement social (...) Nous continuerons de faire ce que l'on doit faire pour obtenir ce qui nous est dû."

15h15 : Le procureur du parquet de Paris (antiterroriste) est arrivé à Condé-sur-Sarthe annonce la préfecture de l'Orne. 

14h45 : La prison de Condé-sur-Sarthe a été dotée, en septembre 2018, d'un quartier réservé aux détenus radicalisés. Cependant, le détenu retranché ce mardi dans l'unité de vie familiale n'était pas inscrit dans ce programme selon FO. 

Une cellule du quartier pour radicalisé ouvert dans la prison de Condé-sur-Sarthe en septembre 2018.  - Radio France
Une cellule du quartier pour radicalisé ouvert dans la prison de Condé-sur-Sarthe en septembre 2018. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Le caractère terroriste de cette attaque ne fait aucun doute

14h17 : La ministre de la Justice Nicole Belloubet dénonce une attaque "terroriste". Depuis la cellule de crise installée au ministère de la Justice à Paris, la Garde des Sceaux adresse ses "premières pensées aux surveillants blessés, à leurs familles et l'ensemble de la communauté pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe." Elle demande également une inspection de la prison.

14h : Qui est le détenu retranché à la prison de Condé-sur-Sarthe ? Il a été condamné à trente ans de prison après une affaire sordide de tortures mortelles sur un homme de 89 ans en Moselle en avril 2012. Lors de l'audience en appel, l'avocat général avait qualifié les accusés de "psychopathes". En novembre 2015, après les attentats du Bataclan à Paris, il était incarcéré à Mulhouse dans l'attente de son jugement en appel quand il a été condamné à un an de prison ferme pour avoir demandé à ses codétenus de "rejouer" l'attaque du Bataclan.

13h55 : L'armée est également mobilisée autour de la prison de Condé-sur-Sarthe. 

Une ceinture d'explosifs ?

13h50 : Selon franceinfo, l'homme retranché à la prison a déclaré avoir une ceinture d'explosifs sur lui. Des chiens renifleurs sont sur place pour détecter la présence d'éventuels explosifs.

13h40 : Comment le détenu s'est-il procuré le couteau qui lui a permis d'agresser deux surveillants ? D'après des témoignages de surveillants recueillis sur place par une journaliste de Ouest-France, un couteau en céramique aurait été apporté au détenu par sa compagne. 

13h30 : Le centre opérationnel départemental est activé et le RAID est prêt à intervenir annonce la préfecture de l'Orne. 

13h : Selon franceinfo, le RAID est présent à la prison de Condé-sur-Sarthe en renfort de l'unité régionale d'intervention (ERIS) venue de Rennes. Le procureur du parquet antiterroriste, Rémy Heitz, se rend sur les lieux.

12h45 : L'unité régionale d'intervention est sur place nous apprend le délégué régional du syndicat FO Pénitentiaire. Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête. Une cellule de crise est ouverte aux niveaux régional et national.

Condé-sur-Sarthe : un détenu radicalisé blesse deux surveillants avant de se retrancher - Visactu
Condé-sur-Sarthe : un détenu radicalisé blesse deux surveillants avant de se retrancher © Visactu

12h30 : Selon des précisions communiquées par l'administration pénitentiaire, le détenu en cause purge une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme et à un an d'emprisonnement pour apologie publique d'acte de terrorisme. 

Ce détenu a agressé deux agents en criant "Allahou Akbar"

12h : Les surveillants blessés seraient dans un état jugé sérieux mais leur pronostic vital n'est pas engagé explique Emmanuel Baudin, délégué régional du syndicat Force Ouvrière. 

Écoutez le délégué régional Force Ouvrière Emmanuel Baudin

11h30 : Le syndicat Force Ouvrière annonce que deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe ont été attaqués au couteau par un détenu radicalisé ce mardi 5 mars dans la matinée. Le détenu serait retranché avec sa compagne dans l'unité de vie familiale du centre de détention. Il rencontrait sa compagne dans cette unité ce mardi matin et, au moment de quitter les lieux, il aurait poignardé à plusieurs reprises les surveillants en criant "Allahou Akbar". Une unité d'intervention de Rennes, l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) est arrivé au centre de détention de Condé-sur-Sarthe.