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Faits divers – Justice

Prison de Saran : le syndicat FO réagit après la rébellion de 80 détenus

dimanche 16 juillet 2017 à 1:59 Par Guillaume Drechsler, France Bleu Orléans et France Bleu

Vendredi 14 juillet, 80 prisonniers du centre pénitentiaire de Saran ont protesté contre leurs conditions de détention. Bruno Grigis, délégué syndical FO, explique que les conditions se détériorent depuis les inondations en juin 2016.

Le centre pénitentiaire de Saran a été inauguré en 2014.
Le centre pénitentiaire de Saran a été inauguré en 2014. © Maxppp - Thomas Padilla

Saran, France

Les faits remontent au vendredi 14 juillet. Il est environ de 17 heures lorsque 80 prisonniers refuse de regagner leurs cellules après de la promenade. Le retour au calme n'est arrivé qu’aux alentours de 23 heures après l’arrivée d'équipes régionales d’intervention et de sécurité basées à Paris et Dijon. Dans un premier temps, ils ont refusé de mentionner leurs revendications. Il s'avère bel et bien que l'incident a eu lieu en réaction aux conditions de détention qui se détériorent progressivement depuis les inondations au début du mois de juin 2016.

On arrivait à gérer tant que les magistrats arrivaient à ne pas trop envoyer de détenus chez nous. Aujourd'hui, le problème c'est qu'ils arrivent plus qu'avant les inondations - Bruno Grigis, délégué FO à la prison de Saran

Actuellement, la prison compte 390 détenus alors qu'elle ne devrait contenir que 210 prisonniers. "Suite aux inondations, on n'a qu'un seul bâtiment ouvert sur les trois prévues" explique Bruno Grigis, délégué syndical Force Ouvrière à la prison de Saran. "La semaine dernière, 26 détenus dormaient par terre donc ils sont forcément agressifs lorsque les agents ouvrent les portes. On arrivait à gérer tant que les magistrats arrivaient à ne pas trop envoyer de détenus chez nous. Aujourd'hui, le problème c'est que les détenus arrivent plus qu'avant les inondations. La moyenne était alors de 100 détenus arrivants, écroués, par mois. Depuis le mois de juin 2016, on est passé à 104. Cela fait quatre détenus de plus par mois alors qu'on a deux bâtiments fermés".

Le problème de Saran n'est pas isolé. Le conseil d'Etat a examiné cette semaine le cas d'une prison voisine, celle de Fresnes (Île de France). La surpopulation y atteint les 200%, soit le triple de la capacité d'accueil.