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Faits divers – Justice

Prison ferme pour les deux anciens patrons de Thomé-Génot dans les Ardennes

jeudi 6 septembre 2018 à 17:34 Par Philippe Rey-Gorez, France Bleu Champagne-Ardenne

La cour d'appel de Reims a condamné ce jeudi à 2 ans de prison ferme les deux anciens dirigeants américains de Thomé-Génot, sous-traitant automobile basé à Nouzonville dans les Ardennes. Leurs malversations avaient conduit en 2006 à la fermeture de ce fleuron industriel.

Manigestation des Thomé-Génot en 2006
Manigestation des Thomé-Génot en 2006 © Maxppp - Karen KUBENA

Reims, France

Deux ans de prison ferme : la cour d'appel de Reims a condamné ce jeudi 6 septembre les deux ex dirigeants américains de Thomé-Génot. L’entreprise de Nouzonville, sous-traitant automobile, était un des fleurons industriels des Ardennes. Pour la justice, ce sont bien les malversations des dirigeants qui ont conduit à la fermeture de Thomé-Génot en 2006. 316 salariés s’étaient retrouvés au chômage. 

Un jugement plus clément qu'en première instance

Cette décision est plus clémente que celle rendue par le tribunal correctionnel de Reims en novembre 2017 et que les réquisitions du parquet général lors de l'audience en appel, le 19 juin. Quatre ans de prison avaient alors été requis contre Catherine Felch et Greg Willis. Ils sont reconnus coupables de "détournements d'actifs", "achats en vue de revente au-dessous du cours" et _"abus de biens"_. Ils ont aussi écopé d'une amende de 100.000 euros chacun, un montant divisé par deux par rapport au jugement en première instance.  

En 2004, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières avait cédé l'entreprise à la société américaine de consulting Catalina, pilotée aussi par le duo Willis-Felch. Celui-ci avait promis la sauvegarde des emplois et un plan d'investissement de trois millions d'euros.  Dans les faits, leurs décisions, dont celle de céder des actifs de la société pour réinvestir à l'étranger en vue d'une délocalisation, ont achevé d'enterrer Thomé-Génot, auparavant leader mondial des pôles d'alternateurs et fournisseur exclusif de Ford.  

Les deux condamnés n'ont jamais répondu aux convocations de la justice française.  Ils sont sous le coup d'un mandat d'arrêt international.