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Prison ferme contre les "chasseurs" de Chinois, jugés pour une série d'agressions dans le Val-de-Marne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

Trois hommes jugés pour une série de vols avec violences, visant presque exclusivement des femmes asiatiques, ont été condamnés vendredi à des peines allant de 18 mois à 6 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Créteil.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Nicolas Kovarik

"Nous sommes face à une équipe de prédateurs" qui "a pris le soin, parfois pendant des heures, de choisir ses victimes presque exclusivement asiatiques", a dénoncé ce vendredi la représentante du ministère publique à Créteil ce vendredi.  Entre février et avril 2019, à Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, ainsi que dans le XIIIe arrondissement de Paris, une trentaine de personnes ont été victimes de vols, selon un mode opératoire identique. Dans plus de la moitié des cas, les victimes se faisaient voler leurs sacs à main à l'arrachée et subissaient des coups de pied, des bousculades et des balayettes. Trois hommes de 20 et 21 ans ont été condamnés à de la prison ferme ce vendredi par le tribunal correctionnel de Créteil à des peines allant de 18 mois à 6 ans de prison ferme. Le tribunal a ainsi retenu la circonstance aggravante du racisme.

Une "violence gratuite"

Le parquet avait requis des peines allant de 5 à 8 ans d'emprisonnement pour le groupe. Lors de ses réquisitions, la procureure de la République a dénoncé avec fermeté ces faits, des passages à l'acte ultra-violents, avec des victimes traumatisées qui, pour certaines, se sont "résignées à ne pas porter plainte".  Maître Soc Lam, défendant six des victimes, a déploré "une violence gratuite" visant des "cibles sans défense". "Une victime était avec son bébé lorsqu'elle s'est fait agresser", a-t-il lancé lors de sa plaidoirie. Il a salué la condamnation des trois hommes, estimant que les peines "correspondent à la gravité des faits, mais aussi aux personnalités des détenus qui n'avaient pas manifesté de regrets".

Plusieurs associations luttant contre le racisme se sont portées parties civiles, comme la Licra, SOS Racisme et Mrap. D'une même voix, elles dénoncent des actes "racistes" et "insupportables". Maître Mathieu Riberolles, conseil de la Licra, avait ainsi appelé le tribunal à "envoyer un message de fermeté" : "Il faut briser ce cycle, c'est à la mode d'attaquer des Asiatiques et le cycle va continuer", exhortait-il.

L'avocat d'un des condamné, Maître Pierre Deval avait plaidé "l'erreur de jeunesse", et dénonce des "peines lourdes" : "Cette décision est un assommoir", a-t-il indiqué.

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